LE JOUR DE L’AN, Voeux très pieux ..

En mars, en septembre, en décembre….Il faut attendre 1564 pour que le début de l’année soit fixé au 1er janvier. Quelle que soit la date, la tradition des cadeaux a toujours existé.

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L’année n’a pas toujours commencé le 1er janvier. En 46 av.J.C , Jules César décide de refondre le calendrier romain. Jusqu’à alors, l’année commence en mars, mois de la reprise des activités agricoles et guerrières. Il instaure un nouveau calendrier dit «julien», réglé selon le cours du soleil, comptant douze mois et commençant en janvier : un calendrier qui ressemble beaucoup au nôtre : 

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Sous la république romaine, aux calendes (premier jour du mois) de janvier, les Romains échangent des présents appelés étrennes. Un usage hérité, selon la légende, du règne du roi sabin Tatius, à l’époque de la fondation de Rome. Celui-ci avait l’habitude de recevoir en offrande de la verveine venant du bois sacré de Strenna, la déesse de la santé, d’où le nom d’«étrennes» venu jusqu’à nous. 

Afin de placer le début de l’année sous un bon augure, des cadeaux sont échangés dans toutes les classes de la société romaine. Les amis s’offrent des figues, des dattes et du miel, en se souhaitant une année douce et agréable. 

Résultat de recherche d'images pour "figues"Résultat de recherche d'images pour "dates"Résultat de recherche d'images pour "Miel"

Si, au fil du temps, les présents prennent de la valeur (monnaie d’or et d’argent ou meubles précieux), les Romains les plus modestes se contentent de petits cadeaux proches de nos porte-feuilles et agendas. 

Cette tradition s’institutionnalise et devient une fête solennelle dédiée à Janus Résultat de recherche d'images pour "janus dieu" divinité aux deux visages, qui donne son nom au mois de janvier. La conquête progressive du calendrier par l’église va bouleverser la tradition romaine. 

Dès le concile d’Auxerre en 577, les autorités ecclésiastiques condamnent la pratique des étrennes, jugée diabolique. 

Le début de l’année coïncide, à présent, avec l’événement du calendrier chrétien, considéré comme le plus important par le roi. Si à l’époque des Mérovingiens, l’année commence généralement le 1er mars, Charlemagne  privilégie Noël. Sous son règne, le 25 décembre marque le début du nouvel an. Quant aux Capétiens, ils optent pour Pâques, dont la date varie d’une année sur l’autre.

Il faudra attendre le règne de Charles IX Résultat de recherche d'images pour "charles IX" pour que la nouvelle année commence le 1er janvier. 

En 1564, un édit l’institue officiellement, mais il ne sera appliqué que trois ans plus tard. Par-delà la variation de dates fixant la Nouvel an, la coutume des étrennes et des voeux échangés de vive voix subsiste pendant plusieurs siècles.  L’usage est même respecté à la cour de France, comme le confirme la correspondance de la princesse Palatine Résultat de recherche d'images pour "princesse palatine" sous le règne de Louis XIV

Dans un souci de rompre avec le temps religieux, les Révolutionnaires vont choisir l’équinoxe d’automne, en septembre, pour marquer le début de l’année. Au milieu du XIXème siècle, en Grande-Bretagne, une nouvelle habitude s’instaure, celle d’envoyer ses voeux sur une carte. 

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L’invention du premier timbre-poste Résultat de recherche d'images pour "1er timbre poste français"  et du procédé de lithographie va permettre l’essor de ce nouveau rituel qui se répand dans toute l’Europe. Un autre l’accompagne, voué de même à un grand avenir. 

L’imprimeur François-Charles Oberthur donne, en 1810, à l’Almanach des postes sa forme moderne. 

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Résultat de recherche d'images pour "facteur"Les facteurs seront autorisés à les offrir à leurs clients en 1849. Baptisés successivement Almanach des postes et des télégraphes, puis Almanach du facteur en 1989, il a évolué au fil des ans tout en restant le même. 


Résultat de recherche d'images pour "bonne année 2019"Pour 2019…. 


NOËL – Du païen au Chrétien

En 337, le pape Jules 1er décrète que Jésus a vu le jour le 25 décembre. Une date choisie parce qu’elle correspond à des réjouissances orchestrées….en l’honneur du dieu perse Mithra ! 

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Dans les années 330, alors que l’empereur Constantin officialise la religion chrétienne, l’Église décide d’instaurer une fête spécifique afin de célébrer la naissance du Christ.  Le choix de la date va s’inscrire dans un contexte de lutte contre le paganisme. 

En effet, les Saturnales, célébrant le dieu des semailles et de l’agriculture, donnent lieu à Rome à des réjouissances, souvent débridées, entre le 17 et le 24 décembre. Les Romains échangent des cadeaux, des porte-bonheur, des gâteaux et décorent leur foyers avec du lierre, des branches de houx et de gui. 

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Le 25 décembre est aussi le fête la plus importante de Mithra, dieu venu de Perse symbolisant la lumière et la pureté, introduit à Rome par l’empereur Élagabal en 218 et dont le culte devient officiel en 274, sous Aurélien

Les adeptes de cette religion, diffusée par les légionnaires dans les provinces les plus éloignées de l’Empire, appartiennent plutôt à l’élite urbaine aristocratique et militaire.  Ils célèbrent alors, au moment du solstice d’hiver, période de l’année où les jours rallongent, la renaissance du Sol Invictus, le «soleil invaincu». En fixant Noël au 25 décembre, l’Église facilite ainsi le passage des coutumes païennes à la foi chrétienne. 

En 337, le pape Jules 1er est le premier à décréter que Jésus a vu le jour un 25 décembre. 

En 506, le concile d’Agde en fait une obligation dogmatique et, en 529, l’empereur Justinien déclare la Nativité jour chômé. Mais la fête célébrant la Nativité ne connaît un réel essor qu’au Moyen Âge  avec la propagation du christianisme. 

Le terme même de Noël devient une exclamation de joie, lancée par la foule en liesse lors des grandes occasions : naissances, baptêmes ou mariages princiers, entrées triomphales des souverains dans une ville. 

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La crèche et la messe de minuit datent aussi de l’époque médiévale.  Très tôt les premiers chrétiens vénèrent le lieu de naissance du Christ à Bethléem, et les pèlerins viennent se recueillir dans la grotte et devant la crèche ayant, selon la tradition chrétienne, abritée l’Enfant Jésus. 

C’est saint François d’Assise qui célèbre le premier en 1223, une messe de minuit devant une étable où hommes et bêtes rejouent la scène de la nativité. 

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À partir du XIIIème siècle, les Mystères, ces tableaux vivants ayant pour thème le vie de Jésus, introduisent des crèches dans leurs représentations. Puis celles-ci apparaissent dans le choeur des églises, avant de se répandre, sous forme miniaturisées, dans les foyers.  Composées de petits personnages en verre ou en porcelaine, elles sont d’abord l’apanage des plus fortunés. L’apparition de sujets modelés en mie de pain ou en argile permet leur diffusion dans toutes les régions de France. 

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Inspirée par la tradition Italienne, la Provence invente les célèbres santons (du provençal santoun, «petit saint»). 

Pour les croyants, la messe de minuit et ses chants de Noël représentent le pinacle des festivités. Les plus anciens datent du XVème siècle. Ils ont été popularisés grâce aux bibles de Noël, recueils de cantiques vendus par des colporteurs du XVIème siècle. Quant au sapin, il faut attendre la fin du XIXème siècle pour qu’il s’impose en France.   Il est d’inspiration germanique. Résultat de recherche d'images pour "sapin de noel gif "


Résultat de recherche d'images pour "père noel "À l’origine ce personnage débonnaire,  à la barbe blanche, qui apportait des cadeaux aux enfants sages, était habillé de vert. Jusqu’à ce que la firme Coca-Cola, s’en empare en 1931, et en fasse un bonhomme ventru, tout de rouge vêtu. 

LA BÛCHE DE NOËL 

Au XIXème siècle, le gâteau inventé par les pâtissiers remplace la traditionnelle bûche placée jusqu’alors dans la cheminée, la veille de Noël. 

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Cette coutume, attestée depuis le moyen âge, héritière de divers rituels païens associés au solstice d’hiver, est répandue dans toute l’Europe occidentale et, en particulier, en France. Appelée «cosse» dans le Berry, «chuquet» en Normandie, «bocque» dans les Ardennes, «cachofio» en Provence, «cache fioc» dans le Roussillon, «capsou» en Aquitaine, «tronche» en Franche-Comté, la bûche, issue d’un bois dur et si possible d’un arbre fruitier, doit à l’origine être coupée avant le lever du soleil. À défaut, une vieille souche de hêtre ou de chêne , même entourée de lierre et de mousse, fait l’affaire.  Elle doit être suffisamment grosse pour brûler du 24 décembre jusqu’au nouvel an, ou tout au moins pendant trois jours, d’où le nom de «tréfeu» ou «tréfouet», trois feux, qui lui est donné dans certaines régions.

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Aucun foyer ne doit déroger à cette règle. Cette flambée, censée purifier les humains de tous les péchés accomplis depuis le Noël précédent, symbolise la lumière apportée au monde par la naissance du Christ. Elle possède aussi des vertus protectrices et éloigne les mauvais esprits. Le chef de famille bénit la bûche avec de l’eau et du sel, parfois du vin, de l’huile ou du miel, selon les provinces, avant de l’allumer – à mains nues car aucun ustensile ne doit l’approcher – Imprégné du liquide versé, le bois se consume plus lentement. Un homme armé d’un fusil, est parfois chargé de veiller sur elle lorsque toute la famille part assister à la messe de minuit.  Gare au démon qui pourrait venir l’éteindre et attirer le malheur sur la mesnie ! 

De nombreuses croyances sont associées à cette bûche. S’il y a beaucoup d’étincelles, la moisson sera bonne, prédit-on. Si la lumière projette des ombres sur le mur, elle annonce un décès dans la famille au cours de l’année à venir. 

Les tisons, non entièrement consumés, conservés à l’intérieur de la maison, la protège de la foudre. Les cendres ont le pouvoir de préserver des maladies et de protéger hommes et bêtes des accidents. 

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Parfois ornée de rubans ou bien de houx et de laurier, la bûche est, comme en Bourgogne et en Franche-Comté, évidée et fourrée de friandises pour les enfants. Une espèce d’ancêtre du Père-Noël .

À partir du XVIIIème siècle, elle est peinte et ornée de devises. À la cour, sous le règne de Louis XVI, des fleurs de lys  viennent décorer les énormes tronçons destinés à brûler dans les royales cheminées. 

Détrônée par le poêle en fonte et le calorifère, la bûche a été progressivement remplacée par sa célèbre doublure comestible Résultat de recherche d'images pour "les plus belles buches de noel" lourde en calories. 

Depuis quelques années, des versions plus light ont fait leur apparition…..

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LA VALETTE, capitale culturelle européenne 2018.

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La capitale de l’État maltais a été désignée cette année capitale européenne de la culture. C’est l’occasion de découvrir la richesse de son histoire, de son patrimoine et de son architecture.

Taillés dans la pierre typique à la douce couleur miel, les édifices classiques et baroques côtoient les lignes épurées et contemporaines du nouveau parlement et de la City Gate, la porte d’entrée de la cité fortifiée, signés Renzo Piano. Partout, en ville et dans l’île, les manifestations culturelles se succéderont jusqu’à la fin de l’année 2018.

Le Muza, le nouveau musée des arts traditionnels maltais, qui est un projet phare de La Valette 2018, devrait ouvrir ses portes en fin d’année. Il sera situé au sein de l’Auberge d’Italie, ancien fief des chevaliers transalpins de l’ordre de Malte.

SUR LES TRACES DES CHEVALIERS

Tour à tour, l’archipel maltais a été envahi par les Phéniciens, les Carthaginois, les Arabes, les Normands, les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean, puis par les anglais, avant de devenir enfin indépendant en 1964. Mais ce sont assurément les chevaliers qui ont laissé l’empreinte la plus visible.

La Valette donne le tournis ! La couleur ocre de ses immeubles aux balcons colorés, ne demandent qu’à se faire photographier. Ses petites échoppes sont la vitrine du talent artisanal de l’île. Visitez aussi les jardins et les quais : vous serez récompensé par des panoramas extraordinaires.  A la nuit tombée, l’éclairage donne une dimension magique et vous ramène au temps des Chevaliers.

St Paul Street La Valette

La capitale de la Valette doit son nom au grand maître français de l’ordre, Jean Parisot de Valette, qui a entrepris sa construction en 1566. La ville regorge de palais des XVIIè et des XVIIIè siècles, anciens hôtels particuliers des chevaliers et des nobles. Mais c’est dans la co-cathédrale Saint-Jean que l’on mesure le mieux l’importance de cet ordre de moines chevaliers. Sa façade austère ne laisse rien deviner de la profusion intérieure de dorures et de stucs, mais lorsque les portes s’ouvrent, on est éblouis…

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Bâtie entre 1573 et 1577, elle abrite des chefs-d’oeuvre comme La Décollation de saint Jean-Baptiste, seule oeuvre signée du Caravage. C’est une peinture extraordinaire, sombre, violente et dramatique.

En été, consacrez les heures les plus chaudes aux musées (climatisés!)

Le Palais des grands Maîtres : 

Malta Island   This 122-square-mile island, part of a Mediterranean archipelago south of Sicily, is rich in history.

Bâti par l’architecte maltais Girolamo Cassar en 1572, vous entrez dans le quotidien de la vie politique maltaise : Le palais abrite la Chambre des Députés, le bureau de la présidente de la république de Malte. Dans l’aile droite, le musée d’armes et armures médiévales nous rappelle combien il devait être difficile de faire la guerre avec tant de kilos de métal sur les épaules…Profitez aussi du charme et  de l’ombre du jardin, le temps d’une pause avant de poursuivre votre balade dans la Valette…

Lascaris Battery -- Lascaris War Rooms are 400 meters underneath the Upper Barracca Gardens, which is one of the best kept secrets in Malta since the Second World War.

Les Trois cités, Cospicua, Senglea et Vittoriosa, sont trois villes fortifiées face à La Valette. C’est là que se sont établis les chevaliers en arrivant sur l’île en 1530, avant la construction de leur capitale. Le fort Saint Angelo, récemment rénové, abrita le palais des Grands Maîtres de 1530 à 1574. De temps à autre, on peut assister à des reconstitutions historiques en costumes, et ses remparts offrent de splendides points de vue. Mdina, située dans les terres, était la capitale de l’île jusqu’au temps des chevaliers. Cette ville médiévale ceinte de remparts, surnommée la cité silencieuse, jouit d’une atmosphère intemporelle et ses ruelles tortueuses abritent encore les palais de nobles familles maltaises. On flâne dans les ruelles pour mieux comprendre l’histoire passionnante de Malte et de son ancienne capitale Mdina,  belle au bois dormant que l’on n’ose éveiller et qui nous fait marcher comme des pénitents, pénétrés par la solennité du décor et la profondeur du mystère de tout ce passé enseveli dans sa gravité muette. Les aficionados aux yeux d’aigle,  reconnaîtront instantanément le cadre de certaines scènes clés de Game of Thrones

UNE MER JAMAIS TRÈS ÉLOIGNÉE

L’archipel maltais bénéficie d’un climat doux et ensoleillé toute l’année et la température de l’eau ne descend jamais en dessous de 13°C. De quoi donner des envies de plongée ou de farniente.

Résultat de recherche d'images pour "La Valette COMINO plongeurs"

Comino, la plus petite des trois îles maltaises, est le paradis des plongeurs. Si elle n’accueille qu’une poignée de résidents à l’année, elle est envahie d’adeptes des fonds sous-marins qui ne rêvent que de s’immerger dans le splendide Blue Lagoon aux eaux translucides. De plus, les marées limitées et l’absence de courants font de Malte un des spots de plongée les plus sûrs au monde. La piscine naturelle St Peter’s Pool à Delimera, près de Marsaxlokk, ravi les amoureux de la baignade,  ils y admirent les reflets azur et verts de ses eaux cristallines, elle est installée à moitié immergée sur des rochers plats. L’île de Malte abrite également plusieurs criques cachées dans les recoins des falaises de calcaire.

Les amateurs de pêche et de poissons se rendent au port de Marsaxlokk pour flâner parmi les luzziRésultat de recherche d'images pour "la valette malte" ces bateaux de pêche colorés qui déchargent leurs prises du jour, tous les matins, celles-ci garnissent le marché aux poissons.

ESCAPADE À GOZO

Malte <3

À trente minutes en ferry de Malte, Gozo s’affiche comme une escapade champêtre et reposante,  cette petite île à l’atmosphère authentique et rurale est le lieu de villégiature des Maltais qui s’y reposent les week-ends et les vacances. Sa capitale Victoria, située au sommet de la plus haute colline de l’île, abrite une citadelle fortifiée et une imposante cathédrale curieusement dépourvue de dôme. C’est d’ailleurs la seule de tout l’archipel. De la forteresse, on admire le paysage alentour à 360 degrés. Plus verte que sa voisine, Gozo est plantée de garrigue, de figuiers de barbarie, d’oliviers, de vignes et d’orangers séparés par des murets de pierres sèches. Pour goûter les produits gozitains, il faut se rendre au domaine de Ta’Mena, premier complexe d’agrotourisme de l’archipel. Le propriétaire, Joseph Spiteri, nous montre son exploitation avant de nous faire déguster les produits qu’il élabore : huile d’olive, miel au thym, pâte de tomates séchées qu’on tartine sur du pain, tout cela accompagné de vins gozitains.

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Les plages de rêve de Gozo, au sable orangé, attirent aussi les visiteurs. Celle de Ramla Bay abrite dit-on,  la grotte de la nymphe Calypso. Selon la légende, elle séduisit Ulysse pour le retenir prisonnier de son amour pendant sept ans.  La plage de San Blas, à laquelle on accède par un chemin escarpé, est beaucoup moins fréquentée !

Échappées dans la nature

Si Malte est assez urbanisée sur sa côte nord-est, elle reste plus sauvage au sud-ouest et se prête volontiers à la randonnée à vélo ou à pied à la découverte de ses sites naturels. Le chemin le long des falaises de Dingli, qui culminent à 250 mètres, est propice à de belles marches et offre des points de vue spectaculaires sur la côte déchirée et la petite île de Filfla. Les sportifs y pratiquent l’escalade.

Dingli Cliffs l Malta Direct will help you plan your trip

La campagne maltaise et ses petits villages se découvrent aussi à vélo. Préférez les routes secondaires, car la circulation dense et les nids-de-poule peuvent vite s’avérer une épreuve, et gardez à l’esprit que les Maltais ont hérité des Britanniques la conduite à gauche.

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Les temples mégalithiques de Hagar Qim et de Mnajdra, au sud, sont un magnifique but de promenade. Ce sont les plus anciennes constructions en pierre de l’île. En hauteur, face à la mer, ils sont entourés de sentiers nature balisés qui permettent de jouir des vestiges archéologiques et du paysage.

UNE CUISINE AUX SAVEURS MULTIPLES

Malte a hérité d’une gastronomie qui mêle les influences arabes, grecques et italiennes. Le lapin (fenek) est le plat traditionnel maltais. Servi en ragoût, frit, rôti, avec des spaghettis ou en tourte, on le déguste à toutes les sauces ! Autre incontournable des tables locales, la ftira est l’équivalent maltais de la pizza cuite au four à bois. Les maltais  garnissent cette pâte épaisse de coulis de tomates, d’oignons, d’oeufs, d’aubergines… On peut observer leur cuisson et les déguster directement à la boulangerie traditionnelle. Les meilleurs plats à tester presque partout sont les fruits de mer frais, les poissons et les fromages locaux de brebis. Les figues récoltées en été,  sont utilisées dans de nombreux desserts et pâtisseries.

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On peut les goûter au Café Cordina, un des plus anciens salons de thé de l’île fondé en 1837 à La Valette.  Vous pouvez  admirer l’intérieur d’époque : plafond voûté recouvert de fresques de Giuseppe Cali, lustres en cristal… idéal pour une pause gourmande !

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On s’attable aussi sur la terrasse, pour déguster,  Le nougat aux noix, les gâteaux aux amandes,  les rondelles de miel et de pâte de dattes qui sont quelques-uns des délices que l’on doit goûter à La Valette. Mieux, on en glisse dans sa valise pour les  apprécier aussi  chez soi, avec sa famille ou entre amis…

Malte est une île exemplaire,  qui par ses charmes et attraits a depuis les temps les plus reculés, suscité la convoitise des hommes.  Elle  mérite  que l’on s’y attarde, tant elle a de petites merveilles à révéler – pas moins de 300 églises et autant de palais, sans compter l’une des rades les plus belles du monde et un parfum de jadis ou d’autrefois qui ne peut manquer de séduire les plus exigeants.

Art de vivre, culture, patrimoine, mer.  Que demander de mieux pour un séjour balnéaire au soleil ?

 

René GOSCINNY génial scénariste …

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Qui, mieux que Goscinny, peut nous introduire à Goscinny ? « J’ai touché la main de Brassens, je suis au mieux avec Sempé, j’ai bien connu René Fallet, un soir à Montmartre, j’ai même salué Marcel Aymé qui parlait aux pigeons. Alors si vous me demandez aujourd’hui qui je suis, je répondrai que je suis l’homme qui n’a pas dit bonjour à Goscinny. » Le ton est donné.

1.  D’un ailleurs à l’autre

Deux ans après son frère Claude, René Goscinny naît à Paris, le 14 août 1926, de Stanislas Goscinny, ingénieur chimiste venu de Pologne, et d’Anna Beresniak, d’origine ukrainienne. Son grand-père maternel, Lazare, qui a ouvert une imprimerie à Paris, est l’auteur du premier dictionnaire yiddish-hébreu.

Deux ans après la naissance de René, son père, appelé à de nouvelles fonctions, part avec femme et enfants pour Buenos Aires. René, comme son frère, effectue ses études primaires et secondaires dans les établissements français de la capitale argentine. En 1943, le décès de son père, terrassé par une hémorragie cérébrale, l’oblige à interrompre ses études. D’abord employé dans un service comptable, son talent de dessinateur lui vaut d’être engagé dans une agence de publicité.

En 1946, il embarque avec sa mère pour New York afin de rejoindre un membre de la famille. Les débuts professionnels aux États-Unis s’avèrent difficiles. À défaut d’exercer une activité satisfaisante, René Goscinny fait de nombreuses rencontres : celle de dessinateurs français et belges venus confronter l’idée qu’ils s’étaient faite d’un pays longtemps rêvé avec une réalité parfois rude ; celle de jeunes graphistes américains qui font leurs débuts dans un monde qui ne leur est pas plus accueillant qu’à leurs collègues étrangers.

René Goscinny trouve un emploi dans un studio où il côtoie Harvey Kurtsman, Will Elder et John Severin qui formeront, plus tard, le noyau de l’équipe de Mad Magazine. Tous se livrent alors à des besognes variées : publicités, illustrations de livres pour la jeunesse… C’est précisément chez un éditeur de livres pour enfants que Goscinny croit enfin avoir trouvé un emploi durable. Mais l’entreprise fait faillite. Au cours de ces péripéties professionnelles, Goscinny fait la connaissance de Morris qui a déjà lancé Lucky Luke, de Joseph Gillain, dit Jijé, auteur d’une bande dessinée intitulée Jean Valhardi et futur créateur du western Jerry Spring, de l’éditeur Dupuis et de Georges Troisfontaines, directeur de l’agence World Press qui livrait des bandes dessinées au journal Spirou. Incité par Jijé à orienter son activité vers la bande dessinée, il met en images le personnage de Dick Dicks.

2.  Le scénario selon Goscinny

De retour en France en 1951 (« Sept ans d’Amérique, ça commençait à bien faire »), Goscinny se voit confier la responsabilité de l’antenne parisienne de World Press par Georges Troisfontaines. Il y fait la connaissance d’Albert Uderzo, laquelle, après celle de Morris aux États-Unis, lui permet de comprendre le parti qu’il peut tirer des échanges entre auteur d’histoires et « metteur en images ». La division des activités – scénario, graphisme,  mise en couleurs et jusqu’à la fonction d’éditeur qui tend à ressembler à celle de producteur – rapproche la bande dessinée du cinéma, ce dernier exerçant par ailleurs une influence sur le développement de genres comme le western ou le thriller. On doit à Morris une très fine analyse de la manière dont on peut restituer le mouvement dans la bande dessinée : « J’ai remarqué que la phase qui donne le mieux l’idée du mouvement est celle où celui-ci est le plus lent. Je donne généralement l’exemple de Joe Dalton qui casse les pierres. Il faut dessiner la phase où le marteau est au sommet de son parcours parce que là il s’arrête un instant, et c’est ça que l’œil retient. »

Goscinny a appris auprès de Morris le rôle précis, pour ne pas dire minutieux, du découpage. Cette compréhension des exigences de l’image par le scénariste deviendra rapidement un fardeau pour le graphiste qui en a formulé les règles. Quand il sera question, après la mort de Goscinny, de remplacer ce dernier par Greg, Morris lâchera, agacé : « Je ne suis pas sorti des griffes de Goscinny pour tomber dans celles de Greg ! »

L’association Morris-Goscinny, qui débute en 1955, a donné naissance à une suite d’albums brillants. Goscinny, à l’occasion d’une mise au point concernant son apport personnel dans la série des Lucky Luke, rappelle qu’il a non seulement « ressuscité » les frères Dalton, imprudemment éliminés par leur géniteur lorsque ce dernier était l’unique auteur, mais qu’il a également introduit, dans divers épisodes, des personnages légendaires de la conquête de l’Ouest : Jesse James, Calamity Jane, Billy the Kid, sans oublier… le chien Ran Tan Plan, réplique « parlante » du Rintintin emprunté à une série télévisée américaine.

En 1956, sous le pseudonyme d’Agostini, Goscinny prend « en marche » Les Aventures du Petit Nicolas que Sempé avait jusqu’alors publié sous sa seule signature dans le magazine Le Moustique. Les sensibilités à vif de Sempé et de Goscinny se conjuguent pour faire vivre le personnage fragile et innocent du minuscule Nicolas, auquel ils prêtent des attitudes et des propos que l’enfant présent dans chaque lecteur pourrait adopter et tenir – attitudes et propos marquant un retrait par rapport à un monde décidément trop écrasant. Cette association entre texte et dessin d’humour, en marge de la bande dessinée, connaît encore un beau succès.

3.  Les années « Pilote »

En 1959, Goscinny, avec Uderzo et Jean-Michel Charlier, lance le magazine Pilote, Cette publication, dont il est le rédacteur en chef, vise un lectorat plus large que celui des enfants et des adolescents. L’humour et la satire aidant – Goscinny n’a jamais caché que sa publication de référence était Mad –, il souhaite amener les lecteurs adultes des bandes dessinées à ne plus se considérer comme des « attardés » tournés vers un genre de récit conçu pour des esprits immatures.

Le lancement de Pilote coïncide avec celui des Aventures d’Astérix le Gaulois. On a beaucoup commenté cette suite de prouesses née à une époque où la France vit dans l’ombre tutélaire du général de Gaulle. Goscinny et Uderzo taquinent l’identité française telle qu’elle s’est constituée au cours des siècles. De Gaulle, c’est l’exaltation de la nation, c’est également la décolonisation, celle-là compensant celle-ci. Astérix naît alors que la formule ressassée « Nos ancêtres les Gaulois… », qui figure dans les manuels d’histoire, ne peut plus s’appliquer à des enfants dont les origines diverses demandent à être reconnues. Astérix le Gaulois (1961) est le premier d’une série de 24 albums scénarisés par Goscinny (dont Astérix gladiateur en 1964, Le Combat des chefs en 1966, Astérix aux jeux Olympiques en 1968, Les Lauriers de César en 1972, Obélix et compagnie en 1976, etc.).

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Les singularités nationales ne suffisent pas à expliquer le succès que cette bande dessinée connaît dans nombre de pays étrangers. Ce qui paraît proprement français devient, grâce à la connivence entre Goscinny et Uderzo, le modèle de toute épopée. La force comique naît de l’écart croissant entre la légende quelle qu’elle soit et la réalité de plus en plus uniforme qui s’impose à tous les peuples. Il appartenait à un exilé de trouver la bonne distance entre mythe et réalité contingente. Le séjour aux États-Unis, lieu des mythes les plus récents, se sera révélé à cet égard une expérience décisive.

Goscinny participe à bien d’autres « séries » : La Potachologie (1963) et Le potache est servi (1965) avec Cabu, les Dingo dossiers (1965-1967) avec Gotlib, Jehan Pistolet (1952) et Oumpah-Pah (1952) avec Uderzo…

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Iznogoud, créé en 1962 avec l’aide de Tabary, est le personnage de plus radical imaginé dans la bande dessinée par Goscinny. Le récit trouve son origine dans un épisode des Aventures du Petit Nicolas. Lors d’un séjour de celui-ci en colonie de vacances, un moniteur conte l’histoire d’un méchant vizir qui veut devenir « calife à la place du calife ». Alors que Morris opposait une forte résistance aux « calembours atroces » que lui proposait Goscinny, Tabary s’en fait volontiers l’interprète. Iznogoud incarne la volonté d’exercer le pouvoir pour le pouvoir. C’est la face visible d’un vide insondable. Dépourvu du caractère « bon enfant » qui, dans les bandes dessinées, rend les « méchants » sympathiques, Iznogoud ne connaît qu’un succès limité. Sans doute donne-t-il une image trop négative de l’ambition – ambition par ailleurs encouragée par la société comme moteur de progrès – pour être accepté sans réticence. Iznogoud fera l’objet d’une série de 16 albums scénarisés par Goscinny.  Je Cite notamment Le Grand Vizir Iznogoud (1966), Les Vacances du calife (1968), Le Jour des fous (1972), Je veux être calife à la place du calife (1978), etc.

Les événements de mai 1968 et leurs suites devaient affecter profondément Goscinny. Des dessinateurs d’Hara Kiri, fondé au début des années 1960, sont également des collaborateurs de Pilote : Cabu, Mandryka, Fred, Reiser, Gébé… Lorsque Hara Kiri fait l’objet d’une interdiction de paraître, Pilote sert de refuge. Mais quand les critiques des dessinateurs envers le rédacteur en chef fusent, Goscinny se sent personnellement visé. Lorsqu’il refuse des planches de Mandryka, une crise est ouverte. Une dissidence s’organise qui aboutit à la création, en 1972, de L’Écho des savanes, par Claire Bretécher, Marcel Gotlib  et Nikita Mandryka. D’autres magazines, tournés vers un lectorat d’adultes, voient alors le jour : Fluide glacialMétal hurlant… Enfin, en 1974, Goscinny quitte « son » journal Pilote et fonde, avec Uderzo et Georges Dargaud, les studios d’animation Idéfix, qui produisent le dessin animé Les Douze Travaux d’Astérix en 1976.

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4.  Goscinny derrière son œuvre

Goscinny n’a cessé de vivre douloureusement ses échecs comme ses réussites. Pendant la guerre, encore adolescent, il avait voulu revenir en France pour se tenir auprès de parents, dont certains disparurent dans les camps de concentration. La mort subite de son père l’en avait empêché. La disparition d’une partie des siens laissa un vide que son activité frénétique ne parvint pas à combler. Une de ses histoires courtes, mise en images par North et publiée dans Pilote en 1974, nous permet de mesurer l’ampleur de son désespoir. À partir d’une fiction mettant en scène résistants et troupes d’occupation, il imagine une série d’actions contrariées par d’imprévisibles accidents de la route. Pour conclure sa démonstration sur « L’Ironie du sort » (titre de cette courte histoire), il remonte à la veille de la Première Guerre mondiale et tend à démontrer que si l’automobile de l’archiduc François-Joseph n’avait pas démarré par suite d’une panne d’allumage « il n’y aurait pas eu d’attentat, la guerre de 1914-1918 n’aurait pas eu lieu. Le destin de l’Allemagne aurait été différent. Le nazisme n’aurait peut-être pas existé… et, par conséquent, il n’y aurait pas de film sur l’Occupation ! ». Peut-être n’y aurait-il pas eu, non plus, un Goscinny transformant son désespoir d’être encore là en personnages pour rire, pour calmer la douleur de survivre à ce qu’aucun événement n’a pu empêcher.

5 – Ils sont fous ces cardiologues

Quand il quitte son domicile pour un examen médical anodin prescrit dans le cadre d’un bilan de sante, ce 5 novembre 1977 à neuf heures du matin, René Goscinny est un homme de cinquante et un ans qui a derrière lui une carrière peu commune de travail, de talent et d’innovation. Lui est quelques autres ont réussi en dix ans à hisser la bande dessinée sous les projecteurs des adultes, des artistes, du grand public. Il est parvenu à transformer une distraction légère pour enfants ou ados puérils en un mode d’expression à part entière, véhicule de création, de satire, de critique, voire outil de pédagogie. Avant lui, il y avait les petits Mickey des illustrés ; après lui, il y a eu la BD. Aucun créateur littéraire depuis Molière n’a pu jusqu’à ce jour se targuer d’autant d’expressions passées dans le langage courant : De «Ils sont fous, ces Romains» à «Quand est-ce qu’on mange ? », en passant par «le calife à la place du calife» ou «Tais-toi Averell», il a donné des munitions pour cinquante ans aux journalistes en mal de titres et aux dialoguistes à court d’inspiration. Et, quand, ce matin-là, son chauffeur le dépose en compagnie de sa femme Gilberte à la clinique internationale du parc Monceau, dans le XVII° arrondissement, il n’a aucune raison de douter que sa carrière poursuive son ascension, pour le bonheur de tous les publics.

Un pédalier, des électrodes : Le test d’effort est un outil indispensable pour la surveillance du cœur, d’une pratique banale et systématiquement utilisé. Il permet au cardiologue de détecter la moindre anomalie dans le cycle cardiaque. Mais quand ce matin-là la patient, entre deux coups de pédale, se plaint d’une douleur au bras, symptôme significatif, le patricien lui demande de continuer à pédaler encore un peu ; en présence d’une faiblesse manifeste, il a besoin d’affiner le diagnostic. Mais la faiblesse se révèle en l’occurrence une vraie défaillance. Au bout de quinze secondes, le patient s’écroule. Les tentatives de réanimation seront vaines, Goscinny est mort.

Un temps incriminé, le cardiologue sera mis hors de cause : l’écrivain souffrait d’une pathologie imprévisible à ce stade, il aurait pu s’effondrer le lendemain dans les escaliers ou dans la rue, argumenteront les experts.

Sa mort n’interrompra pas la carrière de ses héros qui continueront à grimper dans le hit-parade des ventes et des adaptations, tous repris, sauf Nicolas, par leur dessinateur ou d’autres auteurs avec des bonheurs divers. Mais pour les vrais Goscinnomanes, Astérix, Obelix, Lucky Luke, Rantanplan, Iznogoud et les autres sont morts avec lui ce jour-là. La potion magique n’a été d’aucun secours contre Caïus Infarctus.

L’argent un outil de pouvoir ?

Nous sommes tous égaux devant une commune nécessité, celle où nous nous trouvons de devoir travailler pour gagner de l’argent. Bien sûr, l’inégalité commence avec la somme d’argent reçue par chacun en échange de son travail, ou parfois sans travail du tout. Ce que les économistes nomment la hiérarchie (ou l’éventail) des salaires est plus ou moins accentuée selon les pays. En France, que l’on classe volontiers parmi les pays les moins égalitaires, la différence s’accroît encore avec le vocabulaire : Il n’existe pas moins d’une bonne douzaine de façons de gagner sa vie.

  • Un employé touche des appointements
  • Un officier ministériel perçoit des émoluments
  • Un médecin, un avocat, des honoraires
  • Un commerçant, des bénéfices
  • Un propriétaire, un loyer
  • Un fonctionnaire , un traitement
  • Un militaire, une solde
  • Un comédien, un cachet
  • Etc…

Le mot qui pourrait convenir à la plupart des cas serait le mot salaire, dont l’étymologie rappelle les temps lointains ou l’homme travaillait pour gagner son sel.

Et voici quelques unes des pensées profondes que l’argent a inspirées :

  • L’argent ne fait pas le bonheur de celui qui n’en a pas. (Boris Vian)
  • Nous ne pensons qu’à l’argent : celui qui en a pense au sien, celui qui n’en a pas pense à celui des autres (Sacha Guitry)
  • Quand j’étais jeune, je croyais que, dans la vie, l’argent était le plus important. Maintenant que je suis vieux, je le sais ! (Oscar Wilde)
  • Si l’argent ne fait pas le bonheur….Rendez-le ! (Jules Renard)

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Ces derniers temps, la fascination que l’argent exerce n’ayant fait qu’empirer, les croyants se sont dit que les seules études méritoires dans ce monde étaient la finance ou le marketing. Mais attention la vérité c’est que « le vrai riche est né pour être riche. Il est prédestiné. Il s’agit d’un destin, d’un état naturel, qui ne peut se discuter ni se refuser. C’est pourquoi les riches réservent le plus grand mépris aux nouveaux riches ». Dit autrement, pour calquer la religion monothéiste il faut considérer qu’y a des élus ou des miraculés. dans les 1% de la population mondiale. Et si les 99% leur doivent respect, ultimement, c’est parce qu’ils sont les élus du dieu argent que l’on contemplera extasié dans la lucarne de la télévision dans des émissions et des séries télé sur les riches. Très populaires. Et on comprend pourquoi. On peut ainsi prolonger l’extase du peuple lui
faisant croire dans les miracles (par définition rarissimes) de l’ascension sociale. On lui dira, pour lui laisser croire qu’il en fera un jour partie, que « les riches méritent de l’être par leur travail, leur invention, leur activité ». Mais par contre, avec la même morale, il faudra culpabiliser les pauvres. « Dans un pays de libre entreprise généralisée comme les États-unis d’Amérique, si la misère est un malheur… elle est aussi, et surtout une honte ». La preuve que si vous avez manqué de travail, de persévérance, de rigueur, pour ne pas avoir suivi à la lettre les conseils donnés par les apôtres de l’argent, vous avez mérité votre échec. « Toutes les portes leur étaient ouvertes, toutes les armes fournies ».  Donc vous êtes responsable de votre état lamentable et vous méritez le blâme ; la pauvreté est « le fruit d’une activité « immorale ». Tout pauvre est suspect, c’est un assisté. Tout pauvre a commis une faute. Il la paie. Par effet de miroir, tout riche est méritoire et doit être félicité. Peut être même récompensé » ! Fascination ultime : la société doit idolâtrer et couvrir d’or les très riches pour leur richesse et vilipender et mépriser les pauvres pour leur indécrottable pauvreté. Ou bien vous êtes de basse naissance et vous devrez ramer pour survivre ou vous n’avez pas bien appris les leçons du capital et c’est bien fait pour vous si vous galérez. Mais vous pouvez élever vos regards vers le ciel et regarder ….

Depuis plus de 200 ans dans le système de gouvernement représentatif  l’argent permet de se faire élire et de s’acoquiner de plus en plus étroitement avec les puissances de l’argent. L’intrication est telle qu’au final la volonté politique sert majoritairement les intérêts des 1%  bien plus qu’elle ne se met à la disposition du bien commun pour les 99%. Historiquement, le gouvernement représentatif a été fondé par la bourgeoisie montante et elle ne s’est même pas cachée pour dire que le gouvernement représentatif n’était pas la démocratie. … il ne restait plus qu’à inventer en direction des masses la plus extraordinaire supercherie : prétendre que nous étions en démocratie, que la démocratie était notre conquête, alors même que nous n’avons eu de cesse, décennie après décennie, de construire en sous-main une oligarchie  financière.

C’est la même histoire qui continue et l’homme n’a pas changé. La même avidité, mais surmultipliée, magnifiée,  sans que l’on y prenne garde. La même démesure démentielle de l’ego devenue le mot d’ordre de la dernière idéologie qui tienne encore debout, le profit. Il fallait une sacrée propagande pour nous faire avaler le contraire en prétendant que le système laissé à lui-même allait se « réguler ». Ah « la main invisible  » ! Parangon de toutes les vertus. Le « marché » ! Ce tour de magie a été accompli dans le discours des économistes libéraux qui, par un enchantement prodigieux, sont parvenus à nous faire croire que nous pourrions ne tirer de la dette que des avantages, sans qu’elle ne vienne gangrener nos libertés… En les rendant fictives. Illusoires. Il fallait donc lors de la crise de 2008  « sauver les banques ». C’est incroyable les sommes d’argent que l’on peut trouver pour les banques, des milliards, quand on doit par ailleurs mendier auprès de l’État pour le service véritable du bien commun !

Le système économique actuel est ainsi fait que s’il n’y avait pas de dette contractée auprès des banques, il n’y aurait pas d’argent du tout ! Pas de dettes, pas d’argent. Donc, non seulement il faudrait un jubilé des dettes, mais immédiatement après une réforme radicale du système économique. Rendre la monnaie aux citoyens. Notre situation est bien plus dramatique que ce que laisse circuler à tire d’informations les mass média quand elles parlent de la « crise ».

Ce qui en bas relèverait du crime  devient en haut des «frasques».
Quand l’argent nimbe de ses flagrances irrésistibles le vice, le vice cesse d’être identifié comme tel et devient « normal » pour un ordre du monde qui n’appartient qu’aux puissants. … qui doivent vivre sous la férule des lois, mais qui rêvent d’une liberté fantasque que l’argent seul promet. Penser à l’intérieur de ce brouillard de représentations confuses   étourdit tout jugement critique et empêche de voir les choses comme elles sont.

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Au risque de me répéter,  l’essence du capitalisme  réside dans l’accroissement du capital, donc du profit,  il en résulte que dans le système économique qui est le nôtre, la richesse se mesure aux bénéfices générés et surtout accumulés, donc dans les sommes déposées sur des comptes en banques : du capital.  Dans la plupart des pays développés, la part des revenus détenus par les 10% les plus riches a fortement augmenté depuis 2007 et celle des 40% les plus pauvres a diminué. Tous ces chiffres parlent de l’argent déposé sur des comptes en banque  et si les riches ne connaissent pas la crise, c’est bien évidemment que la monnaie n’a plus du tout la fonction qui devrait être la sienne.

Le fonctionnement de l’argent est aliéné dans un système financier qui se contrefiche du bien commun. Ce que nous avons oublié, c’est que la fonction première de l’argent n’est pas d’être une richesse, mais seulement un intermédiaire  pour faciliter l’échange des vraies richesses. Les surimpositions maladives que nous avons projetées sur l’argent ont fini par nous mettre dans une situation démentielle où paradoxalement l’argent manque et où les richesses abondent. Et nous filons notre existence légère de consommateur, le nez en l’air, au milieu des contradictions les plus folles en attendant qu’elles nous éclatent à la figure. Il y a des gens qui passent leurs journées avec l’estomac vide, et on jette à la poubelle en moyenne 43 % de notre nourriture. On n’a pas d’argent pour payer des infirmières et des profs dont on a cruellement besoin, mais il y a des montagnes d’argent qui sortent des contribuables pour aller vers les banques. Pour quoi faire ? Pour alimenter des jeux de casino stériles. Ce sont les mêmes politiques qui disent que nous manquons d’argent et qui laissent une manne financière prodigieuse dormir dans des paradis fiscaux. Des personnes pleines de dévouement et d’abnégation reçoivent un salaire de misère et on balance l’argent public à la pelle dans des dépenses de prestige. Un chercheur qui se démène pour trouver un remède à une maladie doit quémander de l’argent partout et on jette des fortunes, par exemple,  à la figure des vedettes du sport. L’argent qui dort, qui s’accumule à foison et que l’on fait grossir au casino ne sert à rien, et partout il manque là justement où les initiatives se lèvent où l’énergie se dépense de manière vraiment utile. Mais voilà… c’est trop bête ! Il n’y a pas de « moyens ! ». Les riches pourraient se rendre utiles en servant ceux qui travaillent, mais voilà, le fin du fin dans le monde de l’argent, c’est de ne pas le dépenser, … mais de le placer pour en obtenir encore plus, afin d’en avoir encore plus, faire plus de profit pour en avoir encore plus, même si cela ne sert qu’à vouloir jouir de toutes les formes de pouvoir que  donne l’argent, à commencer par la possibilité de transgresser en toutes circonstances la loi commune pour y substituer la sienne. Et au bout du compte, ceux-là qui sont les plus riches, les 1%, lors d’une crise financière, coûteront très cher aux 99% (les pauvres qui devront payer aux riches), car il faudra renflouer les banques sur le dos du contribuable. Une ligne d’écriture informatique sur un compte qui ne sert à rien vaut plus que le bien-être de centaines de milliers de personnes. Parce que filtrée par les croyances inconscientes, elle gonfle d’importance celui qui en dispose et que les masses sont étrangement subjuguées devant ces gens qui semblent bien plus puissants, puisqu’ils sont très riches. Une époque qui marche sur la tête, avec des images de jeunes gens du monde entier se révoltant contre la misère.

On se moque trop facilement de tant de chefs d’ Etat africains, dont le seul but est de se constituer d’immenses fortunes personnelles au dépens de leurs peuples maintenus dans la misère, alors qu’ils n’ont été que l’avant-garde d’une évolution générale.

 

 

Les émirs font dans la dentelle de Luxeuil. (Haute-Saône)

 LINGE ANCIEN/Merveilleuse petite nappe ou centre de table entèrement fait main en dentelle de Luxeuil

A la fin du XIXè siècle, le secteur de Luxeuil-Les-Bains comptait une quarantaine d’entreprises spécialisées dans le linge de maison et la broderie. Aujourd’hui, il n’en subsiste plus qu’une, qui réussit à tirer son épingle du jeu en fournissant les palais des princes arabes.

Savez-vous que 40 % du linge brodé utilisé par la famille royale d’Arabie Saoudite est made in Luxeuil ? Installée dans la zone industrielle des Athelots, la société Bruno Richard S.A perpétue la tradition d’excellence des brodeuses haut-Saônoises. Un savoir-faire hérité de l’entreprise Bernardin, créée au XIXè siècle à Aillevillers, et qui eut comme clients Yves Saint Laurent et ses sœurs, la Maison Blanche à Washington, la reine d’Angleterre, les nappes du Georges V, le prestigieux palace parisien et déjà, les Émirs d’Arabie Saoudite. «En 1984, cette entreprise a été cédée à Bruno Richard qui, dix ans plus tard, l’a transférée à Luxeuil».

Pour ces prestigieux clients, la société Bruno Richard produit aussi bien des nappes et des serviettes, que du linge de lit et de bain. Toujours sur commande et uniquement sur mesure. L’entreprise a cette particularité de ne faire aucune publicité et de n’avoir aucun catalogue. Elle travaille en direct avec une centaine de clients réguliers, ou par l’intermédiaire des grands décorateurs parisiens. Alberto Pinto Afficher l'image d'origine et Jacques GarciaAfficher l'image d'origine notamment. Pour ce linge de maison très particulier, l’entreprise n’utilise que les étoffes les plus nobles, la soie, le cachemire, l’organdi, le satin de coton et le lin, qu’elle décore de broderies discrètes ou chargées, symboliques ou personnalisées. « Parfois, les clients apportent leurs dessins ou donnent une orientation. D’autres fois, il nous revient de créer le décor. Ce qui peut demander jusqu’à trois mois de travail. En Arabie Saoudite par exemple, tous les dessins doivent au préalable être validés par les conseillers du roi et l’imam. Ce qui implique d’avoir une bonne connaissance des us et coutumes arabiques, de l’art islamique et de la calligraphie persane ». explique Jean-Luc Piton qui a repris les rênes de l’entreprise en 1997.

Le Moyen-Orient constitue l’essentiel de notre activité. Notre client le plus important est, de loin, l’Arabie Saoudite. Mais nous sommes également très présent à Bahreïn et au sultanat d’Oman. Nous travaillons aussi à des pièces uniques pour quelques particuliers parisiens qui nous demandent, par exemple, de coordonner leur nappe au décor de leurs verres ou assiettes. Notre petite entreprise d’un vingtaine de salariés, peut résister dans le contexte international actuellement peu favorable de l’industrie textile, parce que nous sommes sur un marché de niche.

Dessin, coupe, broderie guidée main ou industrielle, couture et vérification qu’aucun fil ne dépasse, tout est fait sur place, sur commande et sur mesure. Dans les deux vastes salles de l’atelier qui jouxte les bureaux, naissent réellement des merveilles de fils d’or et de soie, qui magnifient les tissus les plus fins et les éponges les plus moelleuses. La couture, les ajourés sont encore réalisés avec de bonne vieilles machines à coudre.

Évidemment, ces tissus nobles, finement brodés, ne sont pas à la portée de toutes les bourses. « Pour une parure de lit, il faut compter entre 500 et 2.000 € », précise Jean-Luc Piton. Assurément le prix de l’excellence et du chic français. Un luxe et un raffinement que l’on croit à jamais réservés à d’autres ? Erreur ! Au rez-de-chaussée du bâtiment, un magasin d’usine aligne nappes et draps, linges de toilette et peignoirs, rivalisant de délicates broderies. De ravissants articles déclassés ou des fonds de stocks, à des prix abordables.

La renommée particulière de la dentelle de Luxeuil est essentiellement due à l’’énorme diffusion qu’elle a connue sous le second empire. Elle apparaît vers l’année 1850, dans la cité thermale de Luxeuil, au cœur des Vosges Saônoises, et dans sa proche voisine, la cité de Plombières-les-Bains  où l’empereur Napoléon III lorraine,vosges,plombières les bains,napoléon,l'aiglon,josephine de beauharnais  et l’impératrice Eugénie lorraine,vosges,plombières les bains,napoléon venaient en cure. Le couple impérial a entraîné dans son sillage toute une clientèle éprise de luxe. Ils seront les artisans de la renommée de la dentelle de Luxeuil. Une ombrelle en dentelle offerte à l’impératrice et une robe brodée pour la reine d’Espagne lancèrent la vogue de cette dentelle. La grande époque de la dentelle de Luxeuil durera jusqu’à la guerre de 1914. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, la haute-Saône recensait 50 000 brodeuses ou dentellières et indiquait vendre, chaque année, plus de 200 millions de broderies. Ces petites mains s’activaient le plus souvent chez elles. Afficher l'image d'origine ( Le travail à domicile n’est donc pas un phénomène nouveau, mais à présent, modernité oblige, il est  plutôt  associé au télétravail)

Afin que cette technique ne disparaisse pas, le Conservatoire de la Dentelle de Luxeuil fut créé en 1978. Aujourd’hui ce sont près de 150 adhérentes qui participent à la mémoire de la dentelle.  Elle s’est fait connaître dans le monde entier avec désormais son ambassadrice, Gabrielle Sonntag, ancienne présidente et membre de l’Organisation internationale de la dentelle au fuseau et à l’aiguille.

Chaque année, des stages de broderie sont organisés. Son objectif : préserver ce savoir-faire et le promouvoir…
Et la dentelle, à Luxeuil, c’est toute une histoire…

Ce livre de Gabrielle Sonntag,   retrace l’histoire de cette dentelle et son utilisation à travers les différentes époques.

GRACE se remet au parfum

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Les marques prestigieuses s’y bousculent pour acquérir les fleurs d’exception cultivées sur place, les plus grands nez y cherchent l’inspiration…et la ville est candidate à l’inscription des savoir-faire liés au parfum au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Au royaume des senteurs, c’est ici que tout se joue !

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N°5 de Chanel ou J’Adore de Dior…ces parfums les plus vendus au monde ont en commun dans leurs formules les plus concentrées des essences dites «pays» de rose et de jasmin, terme désignant leur provenance locale. Et pourtant les crus de Grasse sont plus chers qu’ailleurs. Alors pourquoi les marques tiennent-elles plus que jamais à les exploiter ? peut-être parce que cette ville est unique, par son histoire, son terroir et ses habitants, et qu’elle répond aussi à notre envie actuelle de tracer nos achats et de revenir au bel artisanat.

Une longue histoire de la parfumerie

Au moyen Age, le lieu était surtout renommé pour ses tanneries grâce aux eaux qui coulaient de la montagne. Mais c’est Catherine de Médicis Résultat d’images pour catherine de médicis qui va permettre l’essor de la parfumerie au XVIIème siècle, en important en France la mode des gants de cuir parfumés, utiles aussi pour se protéger des nombreuses épidémies. Contre l’odeur tenace du cuir, les gantiers grassois infusaient leurs peaux dans des décoctions de fleurs. Un succès tel, dans les cours européennes, qu’il encouragea la culture de toutes sortes de plantes odorantes, favorisée par les importations de fleurs exotiques telles que le jasmin, la tubéreuse, le mimosa et la fleur d’oranger. Mais l’âge d’or de ces plantations en pays de Grasse se situe dans l’entre-deux-guerres, avant que les surfaces cultivées ne diminuent drastiquement avec le boom immobilier. En 1960, la commune comptait 850 hectares cultivés contre 40 environ aujourd’hui. Les fournisseurs de parfum ont, depuis, élargi leurs compétences en développant les arômes alimentaires où rayonnent actuellement des société comme Robertet, Mane, ainsi qu’une foule de petites entreprises. D’autres parfumeries, qui ont fleuri sur la Riviera avec l’essor du tourisme à la Belle Époque, proposent aujourd’hui des visites pédagogiques sur les méthodes de fabrication de parfum. Parmi elles Molinard, qui fit un tabac, jusqu’aux États-Unis dans les Années Folles avec Habanita. Mais aussi Fragonard, où la cinquième génération a ouvert, en plein centre-ville, plusieurs musées gratuits remarquablement fournis. Leur musée provençal du costume et du bijou , unique en son genre, permet de découvrir les indiennes, ces tissus inspirés par les premiers voyages en Orient du XVIIè siècle. La villa Jean-Honoré-Fragonard expose, quant à elle, dans un hôtel particulier de la fin du XVIIè siècle, la deuxième collection en France du peintre après celle du Louvre, à Paris, et les touristes du monde entier s’y pressent déjà.

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Un terroir unique

Même si Grasse n’est qu’à quelques kilomètres à vol d’oiseau de la Côte d’Azur, elle ne partage pas son climat. Sa situation sur un piton rocheux des Pré-alpes, à l’abri du vent, mais avec vue sur la mer, offre un biotope idéal pour les cultures. Les végétaux stressés par les températures fraîches de l’altitude et balayés par l’air iodé délivrent des arômes uniques, permettant au pays de Grasse de s’imposer comme la région privilégiée des plantes à parfum.

Un laboratoire pour le monde entier

La concurrence est rude entre les cultivateurs et les secrets, bien gardés. Depuis 2008, la famille Mul s’aventure dans la plantation d’Iris Pallida, traditionnellement cultivé à Florence, en Italie, mais en voie de disparition en raison d’un procédé long et coûteux. Les premières gouttes d’extrait d’iris distillent désormais leurs facettes poudrées boisées dans Misia, dernier né de la collection Les Exclusifs de Chanel.

Nous perfectionnons sans cesse nos cultures en tentant des expériences sur de petites parcelles, cela avec une agriculture raisonnée. Par exemple, nous avons mis au point notre jasmin en le greffant sur un pied plus robuste pour qu’il résiste aux gelées matinales.Notre vocation est de produire les fleurs les plus odorantes tout en garantissant le meilleure qualité dans le futur,  explique Fabrice Bianchi.

Aux Fontaines parfumées – un bel hôtel particulier du centre-ville récemment réhabilité par le groupe LVMH -, le nez Jacques Cavallier,  enfant du pays, teste des ingrédients inédits pour concocter les prochains parfums Louis Vuitton – telle cette extraction particulière de cuir, celui-là même utilisé sur les poignées des célèbres malles, qui exhale une senteur douce, délestée de ses accents fumés animaux. Il va y travailler «nez à nez» avec François Demachy, un autre Grassois compositeur des parfums Dior.

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On doit à Grasse d’énormes innovations dans les transformations des matières premières, notamment l’extraction aux solvants volatils au XXè siècle pour obtenir des absolus. D’ailleurs, c’est encore dans cette capitale du parfum que, en 1947, Jean Carles conçut le premier manuel d’apprentissage de la composition pour les laboratoires Roure. Jusqu’alors, tout se transmettait de maître à apprenti de façon orale. Aujourd’hui, la philosophie de cette méthode se retrouve dans les pédagogies d’enseignement du monde entier. La ville attend aussi beaucoup de l’initiative du Jean-Pierre Leleux, ancien maire de la ville et sénateur des Alpes-Maritimes, qui a posé la candidature des savoir-faire liés au parfum en pays de Grasse au patrimoine immatériel de l’Unesco.  Cette reconnaissance protégerait trois axes : «La culture du parfum – La transformation des matières et l’art de la composition».

Pourquoi les parfums les plus raffinés sont-ils si chers ?

La principale raison est le prix des huiles essentielles les plus raffinées. Prenons par exemple l’huile de jasmin. Celle de qualité supérieure vient de Grasse et coûte près de deux fois plus cher que l’or, car il faut six à sept millions de fleurs de jasmin pour produire un seul kilo d’absolue de jasmin. Afficher l'image d'origine Les fleurs doivent être cueillies à la main à l’aube, lorsque leur senteur est la plus intense. L’huile en est extraite grâce à la méthode ancienne de l’enfleurageAfficher l'image d'origine un processus long et coûteux par lequel les fragiles pétales sont placées manuellement sur des plateaux en verre enduits de graisse purifiée froide, qui absorbe lentement la précieuse huile.

L’absolue de tubéreuse est encore plus onéreuse. Quant à l’huile de rose, je vous laisse calculer son prix étant donné qu’un rosier ne fleurit que 25 jours par an en moyenne, de mi-mai à mi-juin, et qu’il faut environ 2 500 roses cueillies à la main pour produire un seul gramme d’essence de rose.Afficher l'image d'origine Ajoutez à cela le temps qu’il faut pour lancer un nouveau parfum vraiment différent ! Sans oublier qu’il est impossible de produire en trop grande quantité pour réduire les coûts, puisque le parfum se gâterait trop vite…. Rien d’étonnant, donc, à ce que le produit final soit très cher.

Un conseil, il faut prendre le temps d’apprivoiser une fragrance c’est important. Certaines ne nous correspondent pas, même si l’on est capable de les apprécier de manière esthétique. La véritable affirmation de soi se fait dans l’intimité et la discrétion, et non dans l’uniformisation de masse pratiquée par le marketing.

Dans la maison de COLETTE

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L’écrivaine en a fait un personnage à part entière dans ses romans : La demeure de son enfance, à Saint-Sauveur-en-Puisaye, en Bourgogne vient d’ouvrir au public après une magnifique restauration.

Vue du « Jardin-d’en-Face », la façade blanche et son toit d’ardoise.

La passion d’une poignée de personnes, réunies dans une association, a permis la restauration de la maison natale de Colette, l’inspiration de son œuvre. Une demeure où elle a passé des moments merveilleux. La famille ruinée, elle la quitte à 18 ans….mais elle continue d’exister dans ses livres. Un de ses admirateurs la rachète et lui en donne la jouissance. Mais, en 1950, réalisant qu’elle ne pourra plus quitter son appartement du Palais-Royal à Paris Afficher l'image d'origine, elle la rend au propriétaire…Qui la revend à un médecin. Puis, en 2006, la voilà de nouveau en vente ! Partis de zéro euro, des passionnés et amoureux de l’écrivaine – son biographe, le président de la Société des amis de Colette et quelques autres – remuent alors ciel et terre et rassemblent 500 000 euros pour le rachat et les travaux. Cinq années plus tard, nous voilà dans la maison du bonheur.

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La restauration de l’intérieur et des jardins et d’autant plus impressionnante quand on sait le minutieux travail qu’elle a exigé.

Le projet était clair, Colette ayant fait de sa maison un personnage de son œuvre, nous avons reconstitué le décor de son enfance, le plus proche possible de la réalité, raconte Frédéric Maget, président de la Société des amis de Colette et directeur de la maison de Colette.

Architectes, biographes, historiens, paysagistes se sont mobilisés pour restituer l’ambiance de l’époque. Le décor a été reconstruit à partir de souvenirs, d’écrits de photos. Des traces de papier peint ont été retrouvées sous d’épaisses couches de peinture. Aucun élément moderne ne perturbe le sentiment de se replonger dans la fin du XIXème siècle. Les lits sont faits, la table est mise …

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«La maison était grande, coiffée d’un haut grenier», écrit Colette en préambule à La Maison de Claudine. «La pente raide de la rue obligeait les écuries et les remises, les poulaillers, la buanderie, la laiterie, à se blottir en contrebas tout autour d’une cour fermée…Accoudée au mur du jardin, je pouvais gratter du doigt le tout du poulailler»

Pour celle qui fut une amoureuse des chats, cette maison lui rappellera toute sa vie combien elle y a été heureuse, entourée de Sido, sa mère, de son père et de ses trois frères et sœurs.

«Colette a eu une enfance idyllique avec des parents qui s’aimaient », relate Frédéric Maget. Même si la famille n’était pas appréciée dans le village, «ils étaient trop artistes, trop bohèmes». Résultat : «Minet Chéri» comme la surnommait sa mère, y passe la plupart du temps. Au rez de chaussée, dans la salle à manger, la table ronde est dressée pour six convives, pas plus. Les Colette ne recevaient jamais. On croit entendre de la musique. Vient-elle de la pièce du salon ? Le piano de Colette est là, ainsi que le guéridon derrière lequel sa mère cousait. Le visiteur a la sensation que les deux femmes viennent juste de quitter les lieux.

  - Radio France

Une porte s’ouvre sur la chambre des époux aux deux lits séparés. De gros édredons sont posés sur des draps brodés, et les rideaux en fil d’Indienne sont comme à l’identique.

Sido trouvait le mariage dépassé et prévoyait l’avènement de l’amour libre. Pour elle, chaque époux devait avoir son lit surmonté d’un ciel pour garder son intimité, confie Frédéric Maget.

Quelques marches conduisent à la chambre de l’écrivaine. Le papier peint à croisillons gris a été retrouvé sous le peinture et réimprimé par un atelier spécialisé dans les décorations des grandes manufactures de l’époque. De la petite fenêtre on observe la rue.

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Une forte grille de clôture, au fond, en bordure de la rue des Vignes, eût dû protéger les deux jardins ; mais je n’ai jamais connu cette grille que tordue, arrachée au ciment de son mur, emportée et brandie en l’air par les bras invincibles d’une glycine centenaire….

  - Radio France

Colette aimait jouer et se promener dans ce paradis, entre le jardin du haut, avec ses allées dorées sinueuses, ses massifs de fleurs, ses rosiers odorants, tous replantés à profusion, et celui du bas, dans lequel le potager laisse à nouveau pousser les légumes de son enfance. La glycine est toujours là, invaincue, tordant la barrière avec la même force que jadis, si envahissante qu’elle surmonte de ses bouquets mauves des ifs immenses.

Les BD en Europe et dans le monde.

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Suède

En Suède se révèle un auteur inclassable, Gunmar Lundkvist, qui crée en 1979 Klas Katt, BD Klas Kattune bande animalière dont le protagoniste est un chat qui évolue dans un univers absurde et sans espoir, proche de celui mis en scène par Samuel Beckett.

Italie

Contrairement à la France, où les petits formats se raréfient, l’Italie conserve une bande dessinée populaire, présentée dans des fascicules noir et blanc bon marché. Les deux séries les plus célèbres, éditées par Sergio Bonelli, sont Martin MystèreAfficher l'image d'origine (1982), l’histoire d’un archéologue aventurier, dessinée principalement par Giancarlo Alessandrini sur des scénarios d’Alfredo Castelli, et Dylan Dog Afficher l'image d'origine(1986), un détective confronté au surnaturel, série pour laquelle se relaient divers dessinateurs sur des textes de Tiziano Sclavi.

L’Italie est aussi le principal pays producteur et exportateur de bandes dessinées érotiques, qui connaissent parfois un succès international, comme Druuna Afficher l'image d'origine (1985) de Paolo Eleuteri Serpieri ou Les 110 Pilules Résultat de recherche d'images pour "110 pilules bd" (1986) de Magnus (Roberto Raviola, 1939-1996). Mais l’œuvre qui provoque le plus de remous est Ranxerox (1978) Afficher l'image d'origine de Tanino Liberatore, dont le protagoniste est un androïde d’une grande violence. Plus classique, Vittorio Giardino dépeint dans Afficher l'image d'origineMax Fridman (1982) l’Europe à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Les deux auteurs finalement les plus novateurs sont Massimo Mattioli, influencé par le pop art, et qui donne des parodies irrespectueuses de personnages de dessins animés américains (Squeak the Mouse, 1980), et Lorenzo Mattotti, qui fait régner la couleur dans Feux Afficher l'image d'origine (1985).

Grande-Bretagne

En Grande-Bretagne, le dernier quart du xxe siècle est dominé par l’hebdomadaire de science-fiction 2000 AD Afficher l'image d'origine (1977) et sa série principale, Judge Dredd, réalisée par de nombreux dessinateurs sur un scénario généralement écrit par John Wagner : la violence des personnages et la vision sans espoir qu’on y donne de l’avenir procure d’emblée à cette bande un retentissement considérable.

États-Unis

Les super-héros continuent à régner sur les comic books, Résultat d’images pour comic bookset bénéficient de dessinateurs talentueux comme Neal Adams, le Canadien d’origine britanique John Byrne, Mike Magnola ou Jim Steranko. L’année 1970 voit la naissance de deux événements qui deviendront annuels : La parution du Comic Book Price Résultat d’images pour comic books price , Guide de Robert Overstreet, tentative de recensement et de cotation de tous les fascicules parus, et la Convention de San Diego, où les fans peuvent rencontrer les professionnels.

Dans les quotidiens les bandes d’aventures continuent à décliner, mais quelques nouvelles séries d’humour sont de grandes réussites, comme  Garfield (1978) Résultat d’images pour garfield bd, un gros chat cynique, par Jim Davis, The Far SideRésultat d’images pour the far side bd (1979),  réflexion sur les rapports entre les hommes et les animaux par Gary Larson,  Calvin and Hobbes (1985), un jeune garçon et son tigre, par Bill Watterson ,  et Dilbert (1989)  Résultat d’images pour Dilbert par Scott Adams, satire du monde de l’entreprise.

La production underground est marquée par les œuvres érotico-fantastiques de Richard Corben comme Rowlf Résultat d’images pour Rowlf bd (1971) et Den (1984), et par le  début de la publication, en 1980, de Maus, où Art Spiegelman raconte, sous l’apparence d’une bande animalière, à la fois le génocide des Juifs de Pologne et ses relations difficiles avec son père. La parution en volume de la première partie de Maus Résultat d’images pour Maus  bd en 1986 est saluée comme un événement culturel majeur.

La même année voit deux tentatives intéressantes pour renouveler le monde des super-héros : dans The Dark Knight Returns, Frank Miller  montre un Batman vieilli, doutant du bien-fondé de ses actions ; dans Watchmen (Les Gardiens), Résultat d’images pour watchmen   bd deux Britanniques travaillant prioritairement pour les États-Unis,  le dessinateur Dave Gibbons et  le scénariste Alan Moore, mettent au premier plan non pas les actions des personnages, mais leurs rapports psychologiques complexes.

Argentine

La fin de la carrière d’Alberto Breccia est brillante. Son Perramus Résultat d’images pour Perramus   bd (1984), réalisé avec l’écrivain Juan Sasturain est l’itinéraire d’un amnésique perdu dans une dictature. Avec le scénariste Carlos Sampayo, un ancien élève de Breccia,  José Muñoz, crée Alack Sinner Résultat d’images pour Alack Sinner   bd (1975), un détective privé évoluant dans des bas-fonds new-yorkais qui rappellent plutôt ceux de Buenos Aires.

 L’irruption de la bande dessinée japonaise

Caractéristiques

La diffusion en Occident de dessins animés télévisés japonais avait été un signe avant-coureur : à la fin des années 1980 l’Europe et les États-Unis découvrent les bandes dessinées japonaises, ou mangas (le mot, qui aurait été forgé par le peintre Hokusai en 1814 avec le sens d’« images dérisoires », désigne aujourd’hui également les films d’animation). La bande dessinée japonaise est un monde très diversifié, mais  les séries qui déferlent alors sur l’Occident s’adressent surtout à des adolescents, et ne sont pas forcément les meilleures, ce qui explique le peu de considération dans lequel la plupart des adultes la tiennent. Mais les adolescents apprécient dans ces œuvres le dynamisme du graphisme et des thèmes proches de leurs préoccupations et de leur sensibilité.

Au Japon même, c’est dès les années 1950 que les mangas sont devenus un phénomène de masse : ils sont alors une distraction bon marché dans un pays encore ruiné par l’effort de guerre. À la fin du xxe siècle, le Japon est le plus gros producteur de bandes dessinées du monde. Les mangas représentent plus du tiers du marché de l’édition. Généralement très longs (parfois plusieurs milliers de pages), ils sont publiés, presque toujours en noir et blanc, dans des hebdomadaires épais (le plus connu est Shōnen Jump,Résultat d’images pour Shōnen Jump  bd qui tire à environ 2,5 millions d’exemplaires) ou dans des séries d’albums de petit format, appelés tankōbon. Les auteurs, qui doivent fournir parfois plusieurs dizaines de planches par semaine, travaillent souvent avec des collaborateurs. Le déclin de la bande dessinée juvénile est beaucoup moins sensible au Japon qu’en Occident, car un manga qui a du succès est automatiquement adapté en dessin animé télévisé et en film pour le marché de la vidéo : il n’y a donc pas rivalité, mais synergie. Contrairement à une opinion répandue en Occident, les mangas à caractère violent ou érotique sont minoritaires. L’histoire met souvent en scène un personnage, à l’origine banal, qui va subir un apprentissage, un parcours initiatique, et connaître des angoisses, parfois typiques de la culture  poétique et religieuse japonaise (instabilité de l’Univers, menace de monstres et de cataclysmes, pertes d’identité des personnages, sentiment que toute réalité n’est que transitoire). Les rapports psychologiques entre les protagonistes forment un élément essentiel de l’intrigue. Quant au dessin, il est au service du récit : il doit faciliter la lecture, et non pas risquer de la ralentir, d’où, dans de nombreux cas, sa simplicité apparente.

Panorama historique

Les fondateurs

La bande dessinée japonaise existait bien avant sa découverte par l’Occident. C’est en 1914 que l’éditeur Kodansha fonde son premier illustré pour la jeunesse, et en 1923 apparaissent des phylactères dans Shō-Chan No Bōken Résultat d’images pour Shō-Chan No Bōken  bd de Katsuichi Kabashima (1888-1965), histoire merveilleuse d’un petit garçon qui visite des mondes parallèles en compagnie de son écureuil.

Le premier manga célèbre est Norakuro (1931), un chien d’une bande animalière créée par Suihō Tagawa (de son vrai nom Nakataro Takamizawa, 1889-1989).  Mais la bande dessinée telle qu’elle existe aujourd’hui est fondée dans les années 1950 par Osamu Tezuka (1926-1989). Son œuvre est immense, et toujours teintée d’humanisme,  d’Astro BoyRésultat d’images pour Astro boy   bd (1951), un robot du futur, capable d’émotions, à L’Histoire des trois Adolf (1983), sur la Seconde Guerre mondiale, en passant par Phénix l’oiseau de feuRésultat d’images pour phénix l'oiseau de feu   bd (1967), où il montre un monde gouverné par des machines, et Bouddha (1972), biographie de quelque 3 000 pages. Osamu Tezuka ouvre la voie à des œuvres au climat très sombre, comme en 1970 Kozure Okami (Loup solitaire) du dessinateur Ḡoseki Kojima (1928-2000) et du scénariste Kazuo Koike, fresque tourmentée sur le Japon féodal, et en 1972 Gen, où l’auteur, Keiji Nakazawa (1939-2012), par ailleurs romancier, raconte l’explosion atomique d’Hiroshima, à laquelle il a assisté enfant.

Trois autres créateurs ont joué un rôle essentiel dans l’émergence d’une bande dessinée adulte : Shigeru Mizuki, auteur en 1959 de Kitaro le RepoussantRésultat d’images pour Kitaro le Repoussant   bd jeune héros qui s’efforce de régler les problèmes entre humains et esprits, et en 1992 de NonNonBā, Résultat d’images pour NonNonBā  bd histoire en partie autobiographique d’un petit garçon et d’une vieille dame mystique, dans la campagne japonaise des années 1930 ; Yoshihiro Tatsumi (1935-2015), qui inventa en 1957 le terme – aujourd’hui courant – de gegika (« images dramatiques ») pour ses propres œuvres, dans lesquelles il met souvent en scène des personnages névrotiques, perdus dans des mégalopoles (Blizzard noir, 1956) ; Yoshiro Tsuge, qui influença toute une génération, d’abord avec Système vissé (1968), récit cauchemardesque d’un adolescent blessé par une méduse, puis avec L’Homme sans talent (1985), histoire prosaïque et intimiste.

Les principaux mangas de 1980 à 2001

Les années 1980 et 1990 sont marquées par une profusion de mangas pour adolescents, qui pour la plupart relèvent soit de l’anticipation, soit du fantastique, soit de l’histoire sentimentale, certains pouvant appartenir en partie à deux de ces catégories, voire aux trois.

Dans le domaine de la science-fiction,  les grands succès sont Akira Résultat d’images pour Akira bd (1982), jeune seigneur de la guerre dans une mégalopole dévastée par un conflit nucléaire, de Katsuhirō Otomo, Ghost in the Shell (1991), où Masamune Shirow pose le problème de la frontière entre le réel et le virtuel, et Blame ! (1999) Résultat d’images pour Blame bd de Tsutomu Nihei, récit violent et quasi muet sur un univers souterrain cauchemardesque.

Dans le genre fantastique se détachent Nausicaä, qui a pour cadre une forêt toxique (1982), manga créé par le futur auteur de films d’animation Hayao Miyazaki, Dragon Ball Résultat d’images pour Dragon ball  bd (1984) d’Akira Toriyama, longue quête de boules de cristal magiques, Saint Seiya-Les Chevaliers du Zodiaque (1986) de Masami Kurumada, transposition de mythes grecs, et Please Save my Earth Résultat d’images pour Please Save my Earth bd (1987) de Saki Hiwatari, où les personnages prennent conscience de leurs vies antérieures.

Tout en exploitant la veine fantastique, des auteurs, généralement des dessinatrices, s’adressent prioritairement aux adolescentes à travers des intrigues où les sentiments des personnages – et parfois leurs relations amoureuses, plus ou moins avouées – ont une grande place.  C’est le cas de Sailor Moon Résultat d’images pour Sailor Moon bd (1992) de Naoko Takeuchi, dont les héroïnes s’inspirent de la mythologie gréco-romaine, d’Angel Sanctuary (1994) de Kaori Yuki, conflit de pouvoirs entre anges et démons, de X (1996) du studio Clamp (dirigé par Nanase Ōkawa), combat entre deux conceptions opposées de l’avenir de la Terre, et d’Ayashi no Cérès (1996) où Yuu Watase raconte l’histoire d’une lycéenne qui découvre qu’elle descend d’une nymphe céleste. La bande dessinée pour filles (shōjo manga) a aussi un auteur masculin à succès, Masakazu Katsura, qui présente les méandres des amours adolescentes dans Video Girl Aï (1989) et I »s (1997). Échappent à ces catégories Tsukasa Hōjō, auteur de la comédie policière City Hunter (1985) et de Family Compo (1996), récit humoristique sur une famille de travestis, Masashi Tanaka, dont la bande muette Gon (1992) met en scène un bébé dinosaure, et Taiyō Matsumoto, qui dans Amer béton (1993) Résultat d’images pour Amer béton  bd montre deux orphelins errant dans la jungle d’une cité moderne. La fin du siècle a vu le triomphe de Naoki Urasawa, notamment avec la série Monster (1995), dont le protagoniste est un tueur démoniaque.

Enfin, la bande dessinée adulte est dominée par un mangaka (dessinateur de manga) exceptionnel, Jiro Taniguchi, auteur notamment de L’Homme qui marche Résultat d’images pour l'homme qui marche  bd (1992), déambulation d’un héros contemplatif, et du Journal de mon père (1995), histoire d’un homme qui à l’occasion de la mort de son père se remémore son enfance, finit par comprendre ses parents, et par abandonner ses griefs à leur égard – une œuvre à la fois très japonaise et universelle.

La bande dessinée francophone de la fin du XXe siècle

Un environnement différent

Alors que, aux États-Unis, l’année 1986 est celle d’un renouveau, elle marque en France le début d’une période d’incertitudes, symbolisée par la cessation de parution du magazine Charlie mensuel, qui avait été en 1969 la première publication adulte. Lors des dix années suivantes, la plupart des revues de bandes dessinées s’arrêtent, faute de lecteurs : c’est par exemple le cas de Métal hurlant Résultat d’images pour métal hurlant   bd (1987), Pilote Résultat d’images pour pilote 1989   bd (1989), Tintin (1989) et son successeur Hello Bédé (1993), Pif (1994) et d’(À suivre) (1997). Les seules créations notables sont 9e art, revue annuelle du musée de la Bande dessinée d’Angoulême (1996), et le mensuel BoDoï (1997). Les survivants sont peu nombreux (Le Journal de Mickey Résultat d’images pour journal de mickey    bd , Spirou Résultat d’images pour spirou   bd , Fluide glacial Résultat d’images pour Fluide glacial  bd sont les principaux). Les fascicules de petit format disparaissent presque totalement des kiosques (Rodéo, mensuel des éditions Semic, ex-Lug, fête cependant en 2001 son cinquantième anniversaire). La grande presse ne publie plus guère de bandes dessinées, sauf l’été, en feuilleton.  Par contre, la production d’albums devient pléthorique (plus de mille titres par an, la majorité ne se vendant qu’à quelques milliers d’exemplaires).

À la suite de problèmes de gestion, les principaux éditeurs se résolvent à être absorbés par des groupes financiers internationaux : en 1985, les éditions Dupuis sont achetées par la banque Bruxelles-Lambert, Dargaud et Le Lombard entrent en 1988 dans le giron de Média-Participations, lui-même dépendant d’associations familiales néerlandaises ; en 1999, Casterman est vendu à Flammarion, qui l’année suivante passe aux mains de la société italienne Rizzoli. Malgré l’inauguration de Centres nationaux de la bande dessinée à Bruxelles (1989) et à Angoulême (1990), et la tenue d’une exposition de planches originales à la Bibliothèque nationale de France (2000), la culture officielle continue à considérer la bande dessinée comme une activité marginale. L’histoire du « neuvième art » ne reste connue que de spécialistes, ses grands classiques sont rarement disponibles, son actualité, à l’exception de la période du festival d’Angoulême (dernière semaine de janvier), n’est que rarement traitée dans les grands médias (presse, radio, télévision).

Au début du xxie siècle, il existe bien sur Internet  plus de 10 000 sites consacrés à la bande dessinée mais, outre que l’information n’y est pas toujours fiable, ils ne donnent généralement que des vues parcellaires, peu utilisables par le grand public.  La fin du xxe siècle a vu aussi le développement d’un marché spéculatif de planches originales et d’éditions rares. En 2001 un exemplaire (proche de l’état neuf) de l’édition originale de Tintin au pays des Soviets Résultat d’images pour Tintin au pays des soviets  bd est adjugé 160 000 francs (24 392 euros) et une planche du Nid des Marsupilamis Résultat d’images pour Nid des Marsupilamis  bd de Franquin 980 000 francs (149 400 euros). Cette période n’est finalement pas tant marquée par un déclin qualitatif que par une réorganisation de la profession. Soucieux de satisfaire leurs actionnaires,  les grands éditeurs désirent surtout publier des séries (interminables si possible) destinées à un vaste lectorat. Les auteurs débutants ou à la production moins convenue doivent souvent avoir recours à de petits éditeurs, au risque de voir leur œuvre, mal diffusée, passer inaperçue. La production est donc écartelée entre une « BD grand public », peu ambitieuse, répétitive, et une « BD d’auteur », peu accessible et fière de sa spécificité. Rares sont les auteurs, comme jadis Hergé, qui savent marier qualité et popularité.

Une nouvelle génération d’auteurs

Deux séries ont particulièrement séduit les adolescents de la fin du siècle :  Titeuf Résultat d’images pour Titeuf  bd (1992) par Zep (le Suisse Philippe Chapuis), facéties d’un gamin très en phase avec son époque, et Lanfeust de Troy Résultat d’images pour Lanfeust de Troy  bd (1994) par le dessinateur Didier Tarquin et le scénariste Scotch Arleston (Christophe Pelinq), aventures héroïco-fantastiques non dénuées d’humour. Dans la bande dessinée adulte, de nombreux auteurs ont émergé. À partir de 1990, Philippe Dupuy et Charles Berbérian mettent en scène les histoires drôles et tendres de Monsieur JeanRésultat d’images pour Monsieur jean   bd Baru (Hervé Baruela) publie (d’abord au Japon, en 1994) L’Autoroute du SoleilRésultat d’images pour L'autoroute du soleil   bd longue errance de deux loubards. Edmond Baudoin est le pionnier en France du genre autobiographique avec Couma Aco (1991) ou Le Voyage (1996). Florence Cestac campe avec humour la femme abandonnée dans Le Démon de midi Résultat d’images pour le démon de midi   bd (1996).

D’autres auteurs se lancent dans des adaptations inattendues, comme Pascal Rabaté, avec le roman d’Alexis Tolstoï Ibicus (1998), et Stéphane Heuet, avec À la recherche du temps perdu de Marcel Proust  (1999). Blutch (Christian Hincker) crée Blotch (1998), une série où il fait la satire de la presse de l’entre-deux-guerres.

Une bande dessinée qui cherche à élargir ses possibilités et à se dégager du conformisme des grands éditeurs se développe au sein de L’ Association , une maison d’édition fondée en 1990, et animée par Jean-Christophe Menu.  Les principaux auteurs qui s’y révèlent sont Lewis Trondheim (Laurent Chabosy), père de Lapinot Résultat d’images pour lapinot bd (1992), un lapin très intellectuel, David B. (Pierre-François Beauchard), qui entreprend en 1996 L’Ascension du haut mal,Résultat d’images pour l'ascension du haut mal  bd où il raconte les difficultés de son enfance marquée par l’épilepsie de son frère, enfin  Emmanuel Guibert qui rapporte les souvenirs d’un soldat américain dans La Guerre d’Alan (2000), s’associe à David B. pour Le Capitaine écarlate (2000), d’après une nouvelle de l’écrivain symboliste Marcel Schwob, et à Joann Sfar pour Les Olives noires Résultat d’images pour les olives noires   bd (2001), récit de l’itinéraire intellectuel et spirituel d’un jeune garçon juif dans la Palestine occupée par l’armée romaine.  Scénariste le plus prolifique de sa génération, Joann Sfar est parfois scénariste et dessinateur, comme dans Les Dossiers du professeur Bell Résultat d’images pour les dossiers du professeur bell   bd (1998), aventures d’un chirurgien occultiste, ou dans Pascin Résultat d’images pour Pacsin  bd (2000), interprétation très libre de la vie du peintre.

Parmi les œuvres à caractère autobiographique éditées par L’Association, l’une est particulièrement frappante : Persépolis (2000) de l’Iranienne en exil Marjane Satrapi qui se souvient de son enfance, à l’époque de la révolution islamique.

En dehors de L’Association, d’autres auteurs livrent des œuvres graves :

Enki Bilal revient au premier plan avec le récit d’anticipation Le Sommeil du monstre Résultat d’images pour le sommeil du monstre  bd (1998), premier volet d’une tétralogie inspirée par les guerres de Yougoslavie, Jean-Pierre Gibrat évoque un petit village français sous l’occupation allemande dans Le Sursis Résultat d’images pour le sursis  bd (1999) et le Belge Jean-Philippe Stassen dénonce le génocide du Rwanda dans Déogratias Résultat d’images pour Déogratias  bd (2000).

(A suivre…)

Nous les FEMMES ….

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C’est à peu près à la même époque que l’homme est la femme sont entrés en scène. Avec malgré tout, une légère avance pour l’homme. Dieu, en inventant Adam le premier, avait-il une idée derrière la tête ?

  • Si l’homme a été crée avant la femme c’était pour lui permettre de placer quelques mots prétend Jules Renard.
  • Paul Valéry avance une autre explication : Dieu créa l’homme et, ne le trouvant pas assez seul, il lui donna une compagne pour lui faire mieux sentir sa solitude !

Peut-être l’arrivée plus tardive de la femme suffit-elle à expliquer la situation inférieure qui fut la sienne tout au long de l’histoire ?

  • La femme est, selon la bible, la dernière chose que Dieu a faite. Il a dû la faire le samedi soir. On sent la fatigue. ( Alexandre Dumas Fils).

A moins que le peu de considération réservé à la femme ne s’explique que par le prosaïsme qui présida à sa naissance, il faut avouer que, naître de la soustraction d’une côtelette première, n’est pas ce qui s’appelle une opération …de prestige !

  • La femme est le produit d’un os surnuméraire a dit Bossuet.

Dès l’Antiquité, les voix les plus autorisées se sont accordées sur le rôle éminemment néfaste de la femme.

  • Il y a un principe bon qui a crée l’ordre, la lumière et l’homme. Il y a un principe mauvais qui a crée le chaos, les ténèbres et la femme (Pythagore)
  • Il n’est rien de pire dans le monde qu’une femme, si ce n’est une autre femme (Aristophane) –
  • Avec ces pestes, rien. Rien non plus sans ces pestes ( le même qui persiste et signe)

Sans doute pourra-t-on prétendre ces opinions sujettes à caution dans la mesure où elles émanent de Grecs Hélas ! même lorsque l’amour eut retrouvé le sens commun et les femmes leur pouvoir, on continua d’écrire sur elles bien des phrases méchantes.

  • Homme tu es le maître, la femme est ton esclave : C’est Dieu qui l’a voulu ainsi ( décide Saint Augustin)
  • Animal ridicule et suave écrit Erasme.

♦ Et  je  pourrais ainsi pendant des pages et des pages, accumuler les pensées et maximes, – toutes écrites par des hommes, bien sûr ! – dirigées contre la femme accusée d’infidélité, de débilité intellectuelle, de coquetterie, de bavardage,  etc. Au moins pourrait-on croire que, lorsque les femmes prendraient la parole ou la plume, ce serait pour plaider la cause de leur sexe si injustement calomnié. Vous n’y êtes pas !

Duclos a bien raison d’écrire que :

  • Quelque mal qu’un homme puisse penser des femmes, il n’y a pas femme qui n’en pense encore bien davantage.

En voici quelques preuves :

  • Je me console d’être femme en songeant que, de la sorte, je n’en épouserai jamais une ( Lady Montagu)
  • Ce qu’une femme appelle avoir raison, c’est n’avoir pas tous les torts (Sophie Arnould)
  • Depuis qu’Ève fit pêcher Adam, toutes les femmes ont pris possession de tourmenter, tuer et damner les hommes ( Marguerite d’Angoulème)

A ces opinions peu flatteuses que des femmes portent sur leur propre sexe, je peux ajouter naturellement celles de la partie adverse :

  • La tête des femmes n’est pas un organe essentiel (Anatole France)
  • La frivolité est encore ce qu’il y a de plus sérieux chez la femme (Henri De Régnier)
  • Les femmes ne suivent pas les mauvais conseils..Elles les précèdent (Abel Hermant)

Cette litanie finirait pas devenir fastidieuse si ne s’élevaient pas quelques voix contraires. Dans l’éternel malentendu qui, depuis l’origine des temps, oppose un sexe à l’autre, les torts ne sont pas tous du même côté, il s’en faut.

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  • Il n’y a que deux belles choses au monde, les femmes et les roses, et que deux bons morceaux, les femmes et les melons ( Malherbe)
  • Les femmes polissent les manières et donnent le sentiment des bienséances, elles sont les vrais précepteurs du bon goût, les instigatrices de tous les dévouements. L’homme qui les chérit est rarement un barbare. (Gabriel Legouvé)

Manifestation féministe à Paris pour le droit de vote des femmes conduite par la militante Séverine, en juillet 1914.

♦ Pendant des siècles et des siècles, la femme fut réduite par l’homme – avec la bénédiction de l’Église et l’appui des lois – au rôle secondaire, censé lui être dévolu depuis la création du monde et pour toute éternité. Tenue en tutelle, comme les mineurs ou les fous, elle devait assumer des fonctions bien définies, celles de la reproduction, de l’éducation des petits ainsi que l’économie domestique. Dans des conciles ecclésiastiques on discutait le plus sérieusement du monde sur le point de savoir si la femme était dotée d’une âme. C’est sous la révolution et en s’appuyant sur les idées de liberté qu’elle proclame, que va naître le mouvement féministe. A la déclaration des Droits de l’Homme et de la Citoyenne, œuvre d’Olympe de Gouges C’est dans ce texte que se trouve la phrase fameuse :  La femme a le droit de monter à la guillotine. Elle doit avoir également le droit de monter à la tribune.  La pauvre Olympe, qui eut le courage de défendre Louis XVI, montera seulement à la guillotine.

Les Saint-Simoniens et les Fouriéristes firent de l’émancipation féminine l’un des points essentiels de leur programme. Une femme de lettres, Pauline Roland et une femme politique Flora Tristan ( Grand-mère du peintre Gaugin) furent, dans les année 1840, les deux figures marquantes de l’émancipation de la femme dans le cadre du mouvement socialiste. On vit apparaître les premiers clubs féminins et une femme se porter candidate aux élections françaises en 1849. Les grandes idées commencent toujours par concrétiser dans le vocabulaire avant de se matérialiser dans les faits. Le mot de FÉMINISTE apparut pour la première fois en 1860.

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L’histoire de la lutte des femmes pour leur accession à la culture et leur entrée dans les professions jusque-là jalousement réservées aux hommes, a retenu le nom de quelques «pionnières» : 1861 –  Julie Saubie, une institutrice de 40 ans ; première femme bachelière /  1868Madeleine Brès, première femme médecin / 1869 – Melle Doumergue, première femme pharmacienne / 1892 – Jeanne Chauvin, première femme à obtenir un doctorat en droit / 1906 – Marie Curie, première femme professeur titulaire de la chaire de physique à la Sorbonne / 1912 – Edmée Chaudon , première femme astronome officielle / 1931 – première femme vétérinaire / 1932 – Suzanne Borel (la future Mme Georges Bidault) première femme Conseiller d’ambassade / 1935 – Mme Montvert, première femme agent de police / 1969 – Ouverture des Grandes Écoles aux femmes / 1973 – Anne Chopinet, Afficher l'image d'originemajor de sa promotion à Polytechnique défilera en tête de l’école, le 14 juillet sur les Champs Élysées.

♦ En 1906, on comptait 3 millions de femmes au travail dont un million étaient agricultrices et 800 000 domestiques. En 1983 , 9 350 000 femmes ont un métier ce qui représente 40.7% de la population active. 8% d’entre elles sont agricultrices et 69.8% font partie du secteur tertiaire.

♦ Aujourd’hui, si l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes n’est pas encore aussi achevée qu’une simple justice l’exigerait, on peut dire qu’elle est en bonne voie de se réaliser.

Mais qu’en est-il de l’égalité entre les sexes ?

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Les inégalités entre les femmes et les hommes se réduisent en matière d’éducation, mais on est encore loin d’atteindre l’égalité ! Les femmes sont à nouveau davantage au chômage – Il existe Des inégalités de salaire persistantes avec les hommesLe temps partiel subi est essentiellement féminin – Que les femmes aient ou non un emploi, elles sont toujours les « championnes » du travail domestique, comparé aux hommes – Il y a davantage de femmes dans la sphère politique mais on est encore loin de l’égalité.

les pouvoirs politique, culturel, médiatique, technologique, financier, militaire et religieux sont toujours principalement entre les mains des hommes. En attendant, le débat sur la mixité à l’école et l’égalité des chances au travail s’inscrit dans une problématique plus vaste : celle de la tolérance. Et si les lois permettent « parfois » d’amorcer des mouvements, les réels changements ne passeront-ils que par une plus large ouverture d’esprit et un respect mutuel…?

Mesdames Le combat  est  donc toujours d’actualité !

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