NOËL – Du païen au Chrétien

En 337, le pape Jules 1er décrète que Jésus a vu le jour le 25 décembre. Une date choisie parce qu’elle correspond à des réjouissances orchestrées….en l’honneur du dieu perse Mithra ! 

Résultat de recherche d'images pour "noël"

Dans les années 330, alors que l’empereur Constantin officialise la religion chrétienne, l’Église décide d’instaurer une fête spécifique afin de célébrer la naissance du Christ.  Le choix de la date va s’inscrire dans un contexte de lutte contre le paganisme. 

En effet, les Saturnales, célébrant le dieu des semailles et de l’agriculture, donnent lieu à Rome à des réjouissances, souvent débridées, entre le 17 et le 24 décembre. Les Romains échangent des cadeaux, des porte-bonheur, des gâteaux et décorent leur foyers avec du lierre, des branches de houx et de gui. 

Image associée

Le 25 décembre est aussi le fête la plus importante de Mithra, dieu venu de Perse symbolisant la lumière et la pureté, introduit à Rome par l’empereur Élagabal en 218 et dont le culte devient officiel en 274, sous Aurélien

Les adeptes de cette religion, diffusée par les légionnaires dans les provinces les plus éloignées de l’Empire, appartiennent plutôt à l’élite urbaine aristocratique et militaire.  Ils célèbrent alors, au moment du solstice d’hiver, période de l’année où les jours rallongent, la renaissance du Sol Invictus, le «soleil invaincu». En fixant Noël au 25 décembre, l’Église facilite ainsi le passage des coutumes païennes à la foi chrétienne. 

En 337, le pape Jules 1er est le premier à décréter que Jésus a vu le jour un 25 décembre. 

En 506, le concile d’Agde en fait une obligation dogmatique et, en 529, l’empereur Justinien déclare la Nativité jour chômé. Mais la fête célébrant la Nativité ne connaît un réel essor qu’au Moyen Âge  avec la propagation du christianisme. 

Le terme même de Noël devient une exclamation de joie, lancée par la foule en liesse lors des grandes occasions : naissances, baptêmes ou mariages princiers, entrées triomphales des souverains dans une ville. 

Image associée

La crèche et la messe de minuit datent aussi de l’époque médiévale.  Très tôt les premiers chrétiens vénèrent le lieu de naissance du Christ à Bethléem, et les pèlerins viennent se recueillir dans la grotte et devant la crèche ayant, selon la tradition chrétienne, abritée l’Enfant Jésus. 

C’est saint François d’Assise qui célèbre le premier en 1223, une messe de minuit devant une étable où hommes et bêtes rejouent la scène de la nativité. 

Image associée

À partir du XIIIème siècle, les Mystères, ces tableaux vivants ayant pour thème le vie de Jésus, introduisent des crèches dans leurs représentations. Puis celles-ci apparaissent dans le choeur des églises, avant de se répandre, sous forme miniaturisées, dans les foyers.  Composées de petits personnages en verre ou en porcelaine, elles sont d’abord l’apanage des plus fortunés. L’apparition de sujets modelés en mie de pain ou en argile permet leur diffusion dans toutes les régions de France. 

Résultat de recherche d'images pour "les santons de provence"

Inspirée par la tradition Italienne, la Provence invente les célèbres santons (du provençal santoun, «petit saint»). 

Pour les croyants, la messe de minuit et ses chants de Noël représentent le pinacle des festivités. Les plus anciens datent du XVème siècle. Ils ont été popularisés grâce aux bibles de Noël, recueils de cantiques vendus par des colporteurs du XVIème siècle. Quant au sapin, il faut attendre la fin du XIXème siècle pour qu’il s’impose en France.   Il est d’inspiration germanique. Résultat de recherche d'images pour "sapin de noel gif "


Résultat de recherche d'images pour "père noel "À l’origine ce personnage débonnaire,  à la barbe blanche, qui apportait des cadeaux aux enfants sages, était habillé de vert. Jusqu’à ce que la firme Coca-Cola, s’en empare en 1931, et en fasse un bonhomme ventru, tout de rouge vêtu. 

LA BÛCHE DE NOËL 

Au XIXème siècle, le gâteau inventé par les pâtissiers remplace la traditionnelle bûche placée jusqu’alors dans la cheminée, la veille de Noël. 

Résultat de recherche d'images pour "bûche de bois pour noel au XIXème siècle"

Cette coutume, attestée depuis le moyen âge, héritière de divers rituels païens associés au solstice d’hiver, est répandue dans toute l’Europe occidentale et, en particulier, en France. Appelée «cosse» dans le Berry, «chuquet» en Normandie, «bocque» dans les Ardennes, «cachofio» en Provence, «cache fioc» dans le Roussillon, «capsou» en Aquitaine, «tronche» en Franche-Comté, la bûche, issue d’un bois dur et si possible d’un arbre fruitier, doit à l’origine être coupée avant le lever du soleil. À défaut, une vieille souche de hêtre ou de chêne , même entourée de lierre et de mousse, fait l’affaire.  Elle doit être suffisamment grosse pour brûler du 24 décembre jusqu’au nouvel an, ou tout au moins pendant trois jours, d’où le nom de «tréfeu» ou «tréfouet», trois feux, qui lui est donné dans certaines régions.

Image associée

Aucun foyer ne doit déroger à cette règle. Cette flambée, censée purifier les humains de tous les péchés accomplis depuis le Noël précédent, symbolise la lumière apportée au monde par la naissance du Christ. Elle possède aussi des vertus protectrices et éloigne les mauvais esprits. Le chef de famille bénit la bûche avec de l’eau et du sel, parfois du vin, de l’huile ou du miel, selon les provinces, avant de l’allumer – à mains nues car aucun ustensile ne doit l’approcher – Imprégné du liquide versé, le bois se consume plus lentement. Un homme armé d’un fusil, est parfois chargé de veiller sur elle lorsque toute la famille part assister à la messe de minuit.  Gare au démon qui pourrait venir l’éteindre et attirer le malheur sur la mesnie ! 

De nombreuses croyances sont associées à cette bûche. S’il y a beaucoup d’étincelles, la moisson sera bonne, prédit-on. Si la lumière projette des ombres sur le mur, elle annonce un décès dans la famille au cours de l’année à venir. 

Les tisons, non entièrement consumés, conservés à l’intérieur de la maison, la protège de la foudre. Les cendres ont le pouvoir de préserver des maladies et de protéger hommes et bêtes des accidents. 

Image associée

Parfois ornée de rubans ou bien de houx et de laurier, la bûche est, comme en Bourgogne et en Franche-Comté, évidée et fourrée de friandises pour les enfants. Une espèce d’ancêtre du Père-Noël .

À partir du XVIIIème siècle, elle est peinte et ornée de devises. À la cour, sous le règne de Louis XVI, des fleurs de lys  viennent décorer les énormes tronçons destinés à brûler dans les royales cheminées. 

Détrônée par le poêle en fonte et le calorifère, la bûche a été progressivement remplacée par sa célèbre doublure comestible Résultat de recherche d'images pour "les plus belles buches de noel" lourde en calories. 

Depuis quelques années, des versions plus light ont fait leur apparition…..

Résultat de recherche d'images pour "joyeux noël"

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s