Dian Fossey, La femme qui vivait avec les gorilles

Dian Fossey, une primatologue américaine, a consacré sa vie aux gorilles des montagnes, entre le Congo et le Rwanda. Son combat acharné en leur faveur lui a même coûté la vie, en 1985. Sa fondation, Dian Fossey Gorilla Fund, oeuvre toujours pour la protection de cet animal et de son habitat.

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En janvier 1970, la photo qui paraît en une du magazine National Geographic va beaucoup faire parler d’elle. On y voit la main d’un gorille baptisé Peanuts posée paisiblement dans celle de Dian Fossey. C’est la première fois dans l’histoire de la recherche animale qu’un contact entre un humain et un gorille sauvage est dévoilé au grand public. La photo prise dans les montages du Rwanda, va révéler au monde entier l’existence de cette femme singulière qui a décidé de vouer sa vie entière aux grands singes.

Avant de s’intéresser aux gorilles, le premier animal auquel Dian Fossey prête attention est un poisson rouge. Née le 16 janvier 1932 à San Francisco, elle vit une enfance malheureuse et reporte tout son amour sur le seul animal présent à la maison.

Ses parents divorcent quand elle a 6 ans et sa mère se remarie avec un homme d’affaires qui se montre très dur avec elle. Il lui interdit par exemple de manger à table avec eux et Dian se renferme sur elle-même.

L’adolescente comprend vite qu’elle doit quitter le foyer pour s’épanouir. Elle entame des études de comptabilité, qu’elle abandonne ensuite pour devenir vétérinaire, elle a déjà conscience qu’elle vivra toute sa vie entourée d’animaux. Ses lacunes en sciences l’obligent à abandonner cette voie et elle se tourne vers l’ergothérapie. A 22 ans, tout juste diplômée, elle part dans le Kentucky où elle est embauchée dans un hôpital pour enfants. Si le métier ne la passionne pas plus que ça, elle se lie d’amitié avec l’une de ses collègues, Mary White, une femme fantasque et rêveuse qui lui propose de l’accompagner pour un safari au Kenya. Dian refuse par manque d’argent, mais cette rencontre provoque chez elle un déclic. L’idée de partir ne la quittera plus jamais.

Trois ans plus tard, elle emprunte l’équivalent de trois ans de salaire pour s’offrir un premier voyage qui l’emmène pendant six mois au Kenya, au Rwanda et en Tanzanie. Elle découvre, émerveillée, les animaux sauvages qu’elle admirait jusqu’ici dans les livres.

Elle a dressé avant de partir une liste de personnes importantes qu’elle souhaitait rencontrer. Sans expérience et avec un certain culot, elle a frappé à leur porte pour leur demander de l’emmener voir des gorilles.

La jeune aventurière fait ainsi la connaissance du photographe britannique Alan Root et surtout de Louis Leakey, célèbre primatologue Kényan à l’origine, quelques années plus tard, de la création de «Trimates», un groupe de trois chercheuses à qui il demande d’étudier les grands singes.

Leakey est persuadé qu’il faut faire observer les primates par des femmes car elles sont plus sensibles. Il charge la Britannique Jane Goodall d’étudier les chimpanzés en Tanzanie, la Canadienne Biruté Galdikas est quant à elle envoyée en Indonésie pour côtoyer les orangs-outans.

Manque quelqu’un pour les gorilles. De retour aux États-Unis, Dian découvre que Leakey anime une conférence près de chez elle. Elle s’y rend et le supplie de lui confier la mission. Le scientifique, frappé par la détermination de la jeune femme, finit pas accepter qu’elle fasse partie de ce trio totalement inédit.

En 1966, Dian Fossey, alors âgée de 34 ans, se rend d’abord au Congo, mais un coup d’État l’oblige à quitter le pays. Persuadée qu’elle a choisi le meilleur endroit pour observer les gorilles, elle reste au pied des montagnes des Virunga, mais installe cette fois son camp côté Rwanda. Les débuts sont difficiles. Hypocondriaque et d’une santé fragile, Dian met plusieurs semaines à s’habituer à cet environnement hostile. Résultat de recherche d'images pour "Diane Fossey maison"Elle quitte rapidement sa tente pour s’installer dans une petite maison en bois et commence ses travaux financés par la National Geographic Society.

Aucun humain n’est parvenu à s’approcher si près de ces animaux. Lorsqu’elle les observe, Dian se place à un bonne distance afin de ne pas influencer leur comportement.

Elle va changer le regard de millions d’hommes et de femmes sur ces primates, encore associés au méchant King-Kong. En scrutant leur fonctionnement en groupe, leur mode de communication et leur personnalité, elle prouve qu’ils sont doués d’intelligence et de sensibilité.

Encore plus insensé, la scientifique se lie d’amitié avec ses protégés, comme Peanuts, qui lui tend la main sur ce cliché pris par le photographe Bob Campbell (qui deviendra son amant), ou encore Digit, son préféré, un beau spécimen d’environ 5 ans, probablement orphelin de mère. Un conte de fées qui sera de courte durée…En 1977, le corps de Digit est retrouvé mutilé. Le gorille a été victime des braconniers qui coupent les mains des singes pour en faire des cendriers vendus aux touristes !!

Cette nouvelle plonge Dian dans un profond désarroi. La primatologue qui, à 40 ans passés, a décroché un doctorat en zoologie à l’université de Cambridge, commence alors une nouvelle vie.

Il y a un avant et un après Digit, Dian qui se considérait jusqu’alors comme une scientifique, se transforme en activiste, militante et gardienne des gorilles. Elle mène des campagnes parfois violentes en mettant le feu à des villages. Un combat qui la conduira à sa perte.

Le 27 décembre 1985, son corps est découvert dans sa petite maison, Dian a été assassinée à coups de machette. Trente ans plus tard, le meurtre n’a toujours pas été élucidé.

Quand elle est morte, 350 gorilles vivaient dans ces montagnes. On en recense aujourd’hui plus de 600. Si les gorilles ne sont plus pourchassés, c’est grâce à elle.

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Dian Fossey repose, selon sa volonté, à Karisoke, à côté de la tombe de Digit et au milieu d’autres gorilles.

Résultat de recherche d'images pour "Diane Fossey"Sa fondation, Dian Fossey Gorilla Fund, continue de venir en aide à ces primates qu’elle a contribué à réhabiliter.

Quelques années après la mort de Dian Fossey, le réalisateur britannique Michael Apted, décide d’adapter sa vie au cinéma. Il fait appel à Résultat de recherche d'images pour "Diane Fossey sigourney Weaver" l’actrice américaine Sigourney Weaver et part tourner durant l’été 1987 dans les montagnes du Rwanda, où vécut la primatologue. Le film, Gorilles dans la brume, sort l’année suivante et le public découvre le destin incroyable de cette femme hors norme. Un succès immense !

 

 

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